Encore une rando sympa et tranquille, mais cette fois-ci, au nord de l'île : le Dziani-Bolé (472 m d'altitude).
Le départ est donné devant l'école publique de Dzoumonyé. On peut partir de plus haut en suivant la piste en voiture jusqu'à la retenue collinaire, à condition d'avoir un bon 4X4. Notre clio n'étant plus très jeune, on a préféré jouer la carte de la sécurité.
Le début est assez facile, on suit la piste tranquillement, on passe devant un grand hôpital en construction, on longe la retenue collinaire, laissant derrière nous quelques rencontres peu avenantes, nous forçant à regarder où l'on met les pieds (on ne dirait pas comme ça, mais cette scolopendre était énorme !) ;

puis après avoir traversé la rivière Mapouéra, on s'enfonce dans la forêt.

On poursuit entre les bananiers, les cocotiers, les manguiers, pour arriver à un vieil alambic d'Ylang, encore en fonctionnement.

On franchit une deuxième rivière, on passe à travers un champ d'ylang-ylang, tête baissée pour ne pas se prendre les grosses branches très basses. On a d'ailleurs du mal à voir où l'on va.

On retrouve une piste forestière, puis des padzas, avant d'arriver sur la crête que l'on va longer un bon moment.
Vue, un peu cachée par les nuages, sur le Bénara et le ChoungiPause repas à l'ombre d'un immense manguier, et l'on repart tout droit pour l'ascension du sommet. Ca monte raide sur quelques mètres, mais la vue sur les ilôts Choizil et l'ilôt de MTsamboro doit se mériter.
Vue sur les ilôts Choizil et sur un bout de l'ilôt MtsamboroLa fin de la boucle, donc le retour, sur le même versant débute par une descente très rapide qui met nos genoux à rude épreuve (on doit même s'accrocher aux racines par endroit). Ensuite on retrouve la forêt, les hautes herbes, et les champs livrés aux papillons. Par moment, on a vraiment l'impression d'être des minipouces vu la densité et la taille de la végétation (j'aurais pu dire aussi vu la densité et la taille de certains moustiques voraces et sanguinaires, mais je ne veux pas vous affoler, non, loin de moi cette idée !).


Cette fin de parcours est assez longue, on s'est même perdu un moment entre les différents sentiers, avant de rattraper la retenue collinaire (aidé par un bacoco souriant en pleine forme).
En comptant la pause d'une heure, cette rando dure bien 6h à 6h30 à allure tranquille, mais les paysages sont de toute beauté, et le temps assez frais et nuageux nous a bien facilité les choses !
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"Mieux vaut allumer une petite
chandelle que de maudire l'obscurité."
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