... sus aux ananas !
Chaque village de Mayotte a son marché. C'est une tradition.
Ce sont des étals quotidiens, le plus souvent en bord de route et de préférence dans un grand virage,tenus principalement par des femmes (à Dembéni, il y a un homme qui fait
exception).
Elles achètent la production à un cultivateur, fixent les prix (les prix sont les mêmes sur chaque marché, ils sont fixés en fonction de la production. Par exemple, pendant la saison des pluies, il y a peu de tomates, et le prix
peut monter jusqu'à 8 euros le kilo voire plus !), et passent la journée à vendre les différents produits: soit au kilo, soit au sachet (oignon), soit
au tas ( on ne prend pas qu'une coco ou qu'un ananas, on va prendre un tas de 5 cocos ou un tas de 3 ananas).
Ces marchés sont pleins de couleurs et de parfums
(cannelle, vanille, gingembre, ananas,...) et aussi très animés. Le plus grand, le plus parfumé, le plus animé, étant celui de Mamoudzou (pour un peu on se croirait dans le souk de la
médina de Fès), voué à disparaître au profit d'une "structure en dur".
On est littéralement pris d'assaut quand on veut acheter quelque chose. Toutes les femmes vous appellent et vous ne savez plus où donner de la tête. Alors soit on a une vendeuse attitrée, soit on
achète un peu chez tout le monde.
Et tout cela se fait sous le contrôle intraitable et parfois corruptible de la balance à aiguille !
En ce moment, il n'y a pas grand chose sur les marchés. Le manque en
fruits et légumes se fait sentir, et on attend patiemment le retour de la saison sèche pour déguster de bons gros ananas. On en trouve actuellement, mais ils sont rares, petits et plutôt chers.
Séverine a trouvé des bananes rouges, assez rares aussi, mais surtout délicieuses.
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