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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 13:30
... et fin du voyage.

On quitte Mohéli, cette île encore préservée et magnifique, dont les habitants se sont montrés extrêmement accueillants, intelligents, et déterminés.
L'aéroport de Bandar Essalam nous attend,

et après avoir réglé une histoire de billets perdus, qui a bien failli prolonger nos vacances sur cette terre hospitalière,

nous décollons pour la Grande-Comore.
De Mohéli, nous garderons aussi le souvenir de Stéphanie et Mathilde, qui ont fait de notre séjour un vrai conte de fées, avec plein de rebondissements, comme notamment l'histoire des billets ! Nous les retrouverons quelques jours plus tard sur Moroni.
Nous garderons aussi cette image, photo prise par Laëtitia et Philippe, qui résume à elle seule, la vie sur Mohéli, et qui se dispense de toute autre palabre.

Mais déjà, la Grand-Comore nous apparaît,

avec ses cratères et sa capitale, Moroni, dont on reconnaît l'ancien port aux boutres.

On passera deux jours sur une plage de rêve à l'eau cristalline, celle de l'hôtel  Le Maloudja à Mitsamiouli, au nord de l'île.

Si cette plage est effectivement paradisiaque, il n'en est pas de même de l'hôtel qui tombe en décrépitude.

Mais bon, on est là pour se reposer de nos aventures et de nos marches, alors le fait de "camper" dans ces bungalows ne nous pose aucun problème. On goûte au farniente bien mérité.

Ensuite direction Itsandra chez Mathilde, pour une dernière nuit avant le départ. On en profite pour flâner au Volo-Volo, le marché de Moroni, au son des "Ni'Ye"( que l'on peut comparer aux sifflements des Italiens dont les yeux descendraient sur les fesses d'une belle fille. ), et discuter un peu avec les personnes que l'on rencontre.
Toujours aussi agréables et avenants, les Grands-Comoriens parlent sans problème. On apprend ainsi que le salaire moyen est de 75 euros par mois, que les fonctionnaires sont peu ou pas payés, et que la vie est aussi chère qu'à Mayotte.
Un chauffeur de taxi nous dit que, bientôt, il tentera la traversée vers cet Eldorado, même s'il sait qu'il peut mourir. Il n'y a pas d'avenir en Grande-Comore, et la vie de nouveaux riches (ou de "parvenus" comme les appellent les Comoriens) que mènent certains Mahorais est alléchante.
Face à cet argument de choc, il n'entend pas ce qu'on lui dit, à savoir que la situation des clandestins à Maoré n'est si pas belle qu'il le pense. Vivre exploité, caché et traqué, voilà ce qui l'attend si le kwassa ne chavire pas.
Qu'importe, il rigole et change de sujet...Que pouvons-nous y comprendre ?
Le lendemain, nous nous envolons pour Mayotte plus perplexes que jamais.
Ça fonctionne comme ça.

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publié par Sev et François - dans Comores
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commentaires

louna 01/12/2009 09:36


ce voyage fut un regal pour vous et un magnifique conte pour nous même si parfois la vie est difficile et injuste....mais cela reste la vie....et l'espoir ....
merci François pour tous tes recits...je trouve Severine magnifique en photo...sur la plage une belle sirene!!!!
je vous embrasse très fort à bientôt
louna


couffi 30/11/2009 14:21


Les plages des Comores font rêver , les touristes ne se bousculant pas , le paysage est encore plus beau . L'homme et  ses excés en tous genres !!! Y compris dans la recherche d'un
hypothétique  paradis ... Vaste pb. comme dirait un certain ... Hasta luego , dernier mail avant le 6 in situ ! Bisous .


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