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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:21

  ... entre brousse et mangrove.

 

Un nouvel article sur Iloni, pour M'Dja et pour tous ceux qui vivent loin de leur village (voir d'ailleurs aussi la catégorie "village").

On commence par une vue d'ensemble du village d'Iloni, avec en premier plan, son arrière-mangrove, sa mangrove, et enfin sa plage et le lagon.

vue village iloni + mangrove +arrière mangrove

 

En quittant la RN2 après Dembéni, et en tournant à gauche, on arrive sur la route de la plage, le dispensaire, le brochetti de Ma'Karaté, le terrain de foot, et la nouvelle MJC en construction depuis notre arrivée (mais bon, les travaux ont pas mal avancé !). La colline au-dessus, c'est le lotissement Darine Montjoly, où nous sommes actuellement.

maison des jeunes en construction

 

Au bout de la route de la plage, on arrive sur la mangrove d'Iloni (à gauche), avec des rochers sympas et une magnifique vue sur Petite-Terre ;

mangrove iloni 

et sur la belle plage d'Iloni (à droite), lieu de voulé mais aussi de détente en famille et de baignades rafraîchissantes à marée haute.

plage iloni

 

Dans le virage qui mène à cette plage, il y a un "mur" d'expression écrite. C'est en fait un pan de la colline en terre glaise, ou en argile, sur lequel les jeunes et les moins jeunes laissent une trace éphémère de leur passage, éphémère car la roche s'use et s'effrite avec le temps.

(Mister Bob's y avait laissé sa griffe, mais je ne l'ai point retrouvée ! La vent, la pluie, et le soleil avaient déjà emporté son message aux étoiles.)

gravure argile

 

Ces "gravures" sur glaise constituent la portée d'entrée, le passage pour accéder à la plage. On a l'impression de descendre dans un univers protégé, que l'on découvre toujours pour la première fois. C'est ça qui est magique à la Tsanga Iloni.

tag argile

 

Demi tour et retour au village, avec une photo d'une ruelle. Il y a beaucoup de ruelles, beaucoup de rues aussi, qui se croisent et s'entre-croisent.

ruelle iloni

 

En ce début d'après-midi, le calme régnait sur les siestes des Iloniens.

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 05:15
... et orages.

Là, on y est !
Ça y est, on peut dire que la saison des pluies a commencé. Le ciel est gris, le temps est lourd, on se fait tremper en moins d'une seconde, le bruit des gouttes sur la tôle est assourdissant, les affiches ne tiennent plus sur les murs, tout est moite, et le thermomètre chute brutalement à 22°C avant de remonter à plus de 38°C dés que le soleil réapparaît, ... C'est bon, tous les ingrédients sont réunis pour une longue période arrosée (on ne s'en privera pas), à écouter le tonnerre qui gronde sur le lagon, voire juste au-dessus de la maison.


Au moins les enfants du village sont à la fête, pour eux c'est aqualand et compagnie.
Accoutrés seulement de leur slip "Tit'pirogue", ils se disputent les places sous les gouttières, se précipitent dans les grands caniveaux, sautent dans les flaques, qui ici ressemblent plus à des marres, et puis ils crient, hurlent, et tapent sur tout ce qui peut faire du bruit, histoire peut-être de couvrir le grondement de l'orage qui se rapproche. 
Ce sont évidemment les rois du village en ces moments-là, car seuls dans les rues !

Et nous pendant ce temps, on orchestre la valse des serpillières. A chacun ses jeux !

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 19:06
... chants d'Iloni pour Antoine.

Quelques exemples de "sons " venant illustrer l'article sur le bruit, publié il y a quelques semaines.
On commence par des chants d'enfants, et "une souris verte " dans sa version mahoraise. Chantée par des gamins du village, elle est dédiée à Antoine qui s'est très vite fait adopter.


Cette version est terrible ! Elle met de bonne humeur dès le matin, un pur instant de bonheur.

On poursuit avec " un petit garçon qui a fait pipi ", toujours pour l'empereur Antoine


Et enfin, on termine avec un débbah, chant religieux chanté par des femmes. Là encore, Antoine attire toute l'attention.



Quelle beauté !


Bonne écoute ! 

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 05:30

... en une nuit.

Samedi, d'étranges plaques bleues étincelantes ont pris possession de certaines rues et ruelles du village : un baptême écrit, en règle, et rapide.



Avant l'apparition de ces écritures, on savait que l'on habitait dans le quartier Magnassini, près de la mosquée verte et jaune, au bout de la rue.
C'était comme ça, les noms des rues et des quartiers existaient, mais à l'oral. Il fallait un peu demander son chemin au début, palabrer un moment, mais on arrivait toujours à destination,  plus ou moins rapidement.
Bien-sûr les plaques existent déjà depuis longtemps dans certaines villes comme Mamoudzou, Bandrélé,  Combani, ... Mais c'est plus rare dans les villages.
La commune de Dembéni (dont vous pouvez admirer l'emblème juste au-dessus) a décidé de doter ses 5 villages ( Ongoujou, Tsararano, Dembéni, Iloni, et Hajangua ) de noms de rue.
Alors maintenant, on habite là :


tout près de la


et de la


qui croise la


et la

  ( le débbah est une cérémonie religieuse féminine, rythmée par des chants et des danses.)

pas loin de la


Vous suivez ? Bien.
Quand j'ai demandé à Hibou (un enfant d'Iloni ) s'il savait pourquoi ils avaient nommé les rues par écrit, il m'a répondu très simplement : "C'est pour que le facteur se repère et qu'il ne se perde pas."
Alors bientôt un numéro pour les maisons, et peut-être même une boîte aux lettres !
Ca enlève évidemment une partie du charme du village, mais on ne peut rien contre le sens pratique, et la marche inaltérable de la modernisation.
Et puis ainsi, plus personne ne " se perdra " ! Enfin on espère.

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 09:05
... Non! De la vie, bruyante certes, mais de la vie.

"Il devrait faire chaud à Mayotte aujourd'hui. Il fait toujours chaud à Mayotte."

Mais là, il fait assez frais, vu que la lune ne va pas tarder à nous montrer son sourire étoilé. Les grosses chaleurs ne sont pas encore arrivées, alors on s'active.

Dehors, dans le village, c'est le bronx auditif
, un mélange de sons qui se rencontrent, et qui explosent n'importe comment, juste pour faire du bruit. Et quel bruit !
Si vous voulez le vivre, voici ce qui parvient à mes oreilles.
Du plus éloigné au plus proche, arrive lentement et en basse le long beuglement  lugubre d'un zébu,  puis rapides et rythmés, des coups de marteaux sur la tôle; un chant de coq répétif qui tient le tempo, ensuite assez espacé, à la manière d'une grosse caisse, voilà le pilon qui s'écrase lourdement sur la farine; un moteur a du mal à démarrer, le disque est rayé, silence, le vent fait chanter les feuilles de bananiers, et les tôles sur les toits.
Le scooter est parti, on reprend. Non, place au muezzin, entracte.
Fin de l'entracte.
Des pieds se traînent sur le sol, les voix arrivent, graves et masculines, shimahoraises, palabres sérieuses entre-espacées de rires. On appelle un prénom suivi de ce "Ko" (viens), répété plusieurs fois et de plus en plus fort. Là, ce sont les voix féminines qui prennent le relais, qui s'interpellent, s'expliquent à vive allure, le tempo s'accélère, le verbe est haut, on sent le drame, on récolte un rire tonitruant qui fait vibrer les nacos (soit disant anticyclonique, mais pas anti-rire-bwénis).
Un gamin passe en tapant sur une casserole, comme pour signifier la fin du 1er round. D'ailleurs, près du portail, ce sont eux que l'on entend, les enfants, les terribles enfants de Mayotte. Ils sont légions, incontrôlables, petits, actifs, et terriblement sonores, des gamins de 3 à 9 ans, des triples croches perdues sur une portée et qui s'affolent de ligne en ligne.
Deuxième round, plus brouillon.
Des cris, des appels, des pleurs, ça commence fort ! Un klaxon de voiture annonce le départ, les enfants rentrent de l'école ou se réveillent de leur sieste. Ils envahissent le village. Là, des chansons en français: "une souris verte qui courait....capitaine Bakoko a perdu son chapeau, je m'appelle Tassia, et toi, comment tu t'appelles ? " (oui la fin de la chanson a été modifiée dans le texte et le rythme,  c'est plus dansant), puis "bateau sur l'eau...", suivi de comptines : "lundi, mardi, mercredi,....", "Lundi matin, l'empereur, sa femme, et le petit prince, sont venus chez moi ....", ou encore "un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept,.....", " A, B, C, D, E, F, G, ....". Ca s'enchaîne, s'entre-coupe, se perd dans la mangrove, revient vers la plage, puis dans le quartier, sans pause.
Juste derrière le portail, un ballon dégonflé voire éventré, rebondit comme il peut sur les murs ou le sol. Le bruit de frappe est étouffé, des jeux de jambes faisant s'envoler la poussière, et des appels brefs rejoignent le concerto.
Parfois, des rappels à l'ordre fusent de plusieurs endroits, histoire de calmer le jeu. Tournée de pleurs et de rire.
De la musique arrive pour couvrir tout ça, radio, téléphone portable, ou télé. Certains  braillent par dessus, hommes, femmes, gamins.
Appel du muezzin, deuxième entracte.
Pas vraiment le silence, bruits de casseroles, des enfants jouent à la guerre (universel ), prière en fond sonore.
Fin de l'entracte.
Re-bruit de savates qui traînent sur des paroles d'hommes. Les discussions sont animées, et quelques scooters et voitures en profitent pour passer. Le ballon est toujours là, avec des "bonjour " répétitifs, des '"je veux manga ". Le volume sonore est à son maximum, l'aiguille tremble dans le rouge.
Tout d'un coup c'est le silence. Plus de note sur la portée. Le son revient doucement, celui de la télé, et que celui-là. C'est l'heure de la série brésilienne culte que tout le monde suit, du style "Amour, Gloire, et Beauté ", ou "Les feux de l'amour ". On ne rigole pas avec ça.
Le calme est là, le soleil décline, les grillons et grenouilles prennent le relais.
Ensuite quelques bakokos palabreront un peu, à côté de la mosquée, jusqu à 21 heures. Des gamins essaieront de veiller un peu plus, des jeunes passeront avec leur musique. Un zébu se plaindra encore une fois, et l'on entendra le cri du margouillat.
Puis ce sera le silence de la nuit.... jusqu'au lendemain matin, 4H30, l'appel du muezzin, et vers 5 heures, les bruits des balais sur le sol, la radio à fond, et les chants des coqs qui annonceront une nouvelle journée...sonore.

Voilà notre bruit autour de la maison, ici à Mayotte. Mais c'est du bruit humain, vivant, et pétillant. Parfois, c'est pénible, c'est vrai. On aimerait plus de calme et de tranquillité, car on a l'impression que ça ne s'arrête jamais.
Mais le pire est que quand on part en vacances, quand on quitte Mayotte, et bien au bout d'un moment, tous ces bruits exaspérants, toute cette agitation quotidienne, cette animation saoûlante,  nous manquent.
Et pour reprendre
Marcel, "Seul sur la plus belle plage du monde, la plus paradisiaque, avec les plus beaux cocotiers, et bien même si c'est magnifique, tu te fais chier ! Seul, tu te fais chier ! "
Le "bruit" c'est la vie.

Pour ceux qui veulent se mettre un peu plus dans la bain, vous pouvez réécouter le son "ambiance de village", colonne de droite piste 4.

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 13:34

... les bwénis se reposent et les monye racontent.

Il fait toujours chaud à Mayotte, mais là, on se rapproche de l'hiver. Les alizés sont arrivés sans se presser, amenant avec eux une fraîcheur très appréciable, surtout le soir.
Au village, la vie se passe tranquillement entre les jeux des enfants, les cris des bwénis qui s'interpellent, les appels à la prière, les discussions parfois animées des hommes (tôt le matin ou tard le soir), les rires des bacoco, les bruits des balais ou des pilons, la radio parfois à fond, le chant des coqs enroués ou les chansons d'école des enfants, ...

Les chèvres et les zébus passent, sûrs de leurs bons droits, des roussettes  se crèpent le chignon dans les bananiers, et les margouillats grimpent sur la table dans l'espoir de grapiller quelques miettes.
Cette animation  quotidienne crée l'ambiance du village.
Ici tout le monde se connait, et tout le monde se tient au courant. On ne peut pas passer inaperçu, et personne ne sera dans le besoin en cas de pépin.
On commence peu à peu à comprendre le sens de certaines discussions, et notre vocabulaire shimaoré s'enrichit de nouveaux mots, parfois assez familiers. Mais bon, on en est pas encore à aller taper la causette sous le manguier, ... ce n'est pourtant pas l'envie qui manque.

Une mama brochetti s'est installée juste à côté de la maison. Il y a une odeur appétissante de viande grillée le soir, et je crois qu'on se laissera souvent tenter. En plus, elle fournit tout, couverts, piments,...
Le brochetti c'est le Maquedo de Mayotte, avec des frites beaucoup plus grosses !

Je termine cet article avec le chant du muezzin, sous une chaleur de plomb, vu qu'une longue coupure d'électricité rend impuissant le ventilo.
Les pilons s'activent aussi, et au loin, l'on entend le "filaofilaofilao" des vendeurs de poissons.
Bon, je dois dire que c'était particulièrement animé cet après-midi ! C'est la piste cachée 7 "ambiance de village" (pour l'écouter, il faut faire défiler la playliste en cliquant sous la piste 6)
Sinon cliquez ici. Bonne écoute.



Demain est
un autre jour.
Suku yangina tsena !

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 05:52

...de Mayotte, Iloni.


Nous avons baptisé notre maison "Manga", d'une part parce que nous avons un grand et beau manguier dans le jardin, et d'autre part parce que , chaque fois que les enfants du village nous voient, ils crient "manga, manga" pour qu'on leur donne des mangues.
Mais là, il n'y pas plus de mangue, alors ils nous disent juste "bonjour, bonjour, bonjour,...."

Du coup, on a sculpté un petit totem que l'on a posé sur un des piliers du portail.sculpture-1-profil.JPGsculpture-1-dos.JPG














Ce qui est agréable aussi, c'est que, grands comme petits, ils connaissent nos prénoms et ne nous appellent presque plus "Zungu" (blanc), mais "François" ou "Séverine" avec différentes prononciations.
On s'intégre petit à petit, et on se sent de plus en plus chez nous.

Sinon, la poste est toujours en grève depuis le 2 janvier, on ne sait pas trop ce qu'ils demandent, mais ça commence à être vraiment pénible. Outre internet et le téléphone (qui fonctionnent après moult essais et patiences, surtout pour internet), elle reste quand-même un des principaux moyens de communication avec le monde extérieur. On se sent réellement pris en otages, et du
coup, assez isolés. La poste nous prive d'un plaisir, celui de recevoir des lettres, des nouvelles, des colis. Et quand on leur demande quand ça va s'arrêter, ils sont incapables de nous répondre.

Autre fait pénible, mais moins que la poste, il y a en ce moment beaucoup de moustiques (à l'inverse des postiers, à croire que les postiers se sont transformés en moustiques pour énerver encore plus les gens), assez agressifs. C'est la saison, comme il pleut énormément, l'eau stagne, et les moustiques s'en donnent à coeur joie. Mais bon, avec les moustiquaires et les répulsifs, on est assez tranquille. Et puis les margouillats font bien leur boulot aussi, ils sont très adroits dans le gobage d'un escadron de moustiques.

Voilà, notre vie ici n'est pas si rose que ça. Bon d'accord, il y a le soleil, la plage, la montagne, la plongée, les concerts, des rencontres extraordinaires (hier, j'ai vu mon premier caméléon, et ben c'est assez laid, on dirait une grosse souris verte), les siestes, le temps de vivre, les ananas, les fruits de la passion, les week-end qui ressemblent à des vacances, les courses de kayak, ..........tagz-bu.JPG



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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 16:02

... presque sauvage.

Notre jardin, en  cette saison des pluies, pousse en n'en plus finir. Il a donc fallu agir et couper, tailler, déraciner, arracher, quelques herbes trop envahissantes.
Voici donc les outils de jardinage dont nous nous servons pour tranformer notre micro-jungle en jardin à l'anglaise (ne soyons pas chauvin, pas ici).
Les plus utiles:
- ma machette martiniquaise machette-martiniquaise.JPG(plantée dans le tronc creux du papayer, qu'elle a coupé) qui sert aussi de tondeuse, de guillotine à scolopendre et à bananier, et de vigile (je crois que ça va pas être possible, pas être possible....)
-
rateau----poils-longs.JPGle rateau à poils longs, très pratique pour ramasser à la pelle les feuilles mortes du manguier.
- la fameuse PB
la-fameuse-PB.JPG(ou pelle-bêche pour les non puristes), très utile pour bêcher, creuser, et faire fuir les enfants qui veulent des mangues.

Le plus pratique:
chombo.JPG
- lechombo, petite machette mahoraise (aussi plantée dans le tronc du papayer qu'elle n'a pas coupé), facile d'utilé et assez légère. Pas mal aussi pour décapiter les scolopendres et couper les cocos.

Les plus communs:
- nos mains, pour éponger la sueur, arracher, tirer, gratter, creuser, ...

Voilà, enfin, voici quelques photos du jardin : une fleur de frangipanier (que l'on appelle aussi fleur de Tiaré), fleur-de-tiar--.JPGla plante grimpante est une plante à fruits de la passion,maracuja.JPG le haut du papayer avec ses papayes, un tas à brûler.




tas----br--ler.JPG












haut-de-papayer.JPG









On commence juste à trouver du temps pour "faire le jardin", et promis dans un an, il sera vraiment extraordinaire, on attend d'ici peu Vincent le jardinier.

Cadeau
: un petit margouillat noir!!!

margouillat-noir.JPG

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 17:30

... les gamins se moquent du parapluie.

Voilà, la saison des pluies a commencé (en retard disent les habitués) !
Il pleut presque tous les jours pendant environ 1/4 d'heure-20 minutes, et des tonnes d'eau s'abattent sur nos têtes joyeuses
. Ca fait un boucan terrible sur les tôles et sur les feuilles de bananiers. C'est vraiment impressionnant (et ce n'est qu'une ch'tite pluie, on n'ose imaginer une tempête tropicale ou un cyclone!), mais surtout, très rafraichissant.
Les gamins sortent dans la rue en slip et sont comme fous. Ils dansent et chantent, et là aussi ils font un boucan d'enfer.
Après le ciel bleu revient, et la moiteur s'installe. Là, on rigole beaucoup moins car l'atmosphère est étouffante. Alors du coup, on se désaltère avec une bonne bière de Madagascar.
Et pour aller au travail, et bien on essaye de passer entre deux averses ou de zigzaguer entre les gouttes. Pour l'instant ça va, mais c'est limite, surtout en scooter. Rouler à 80 kms/heure sous la pluie en short et tee-shirt, ça se rapproche assez d'une trop longue séance chez l'acupuncteur. Pas vraiment agréable.
Bon allez, on nous attend pour un RTT (Remets Ta Tournée).
Bonne semaine à toutes et à tous!

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 17:27

... je vis au rythme du pilon , et du muezzin. (proverbe ilonien)

Voici le village d'Iloni où nous vivons dans notre  ch'tite maison blanche.  Il y a le
dispensaire (toits pointus verts)quelques  jolies ruesla route pour aller à la plage, un banga,notre-rue-avec-maison-au-bout.JPG la rue qui va à notre maison (vous pouvez voir la clio au fond), la plage d'Iloniplage-iloni.JPG, la mangrove, le stade, ... Les femmes, comme les hommes d'ailleurs, n'aiment pas être pris en photo.
Dans le village, il y a 2 mosquées, beaucoup de petits magasins de soda et autres produits de première nécessité (r
iz, huile, fa
rine...), quelques maisons en dur, quelques maisons en pisé, et des habitations en tôle.
Vous pouvez aussi voir le village par image satellite sur google hearth (Tapez iloni Mayotte, et vous y êtes)
Sinon, il se prépare une grève des transports mais on n'en sait pas plus. Il n'y avait pas beaucoup de bus et de taxis aujourd'hui. Beaucoup de gens marchaient sur la route.
On nous a dit qu'il ne fallait pas forcer les barrages si on était bloqué, car en général, ils sont tenus par des femmes et celles-ci sont très virulentes!!!
Et je pars 2 nuits en bivouac avec l'école à Coconi!
Donc pani problem les zébus sont bien gardés!

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 05:29
... le  Mahorais passe.
Il fallait bien un démenti à notre dernier article. Alors que nous prenions le "frais" sur la terrasse, nous avons entendu le "Hodi hodi" qui signifie "y'a t'il quelqu'un?". De là, nous avons répondu "karibu" (oui bienvenue entrez), car nous connaissons quand même nos formules de politesse.
Des Mahorais sont venus vers nous:le frère de notre propriétaire et sa fille, qui habitent juste à côté! Ils ont demandé s'ils pouvaient s'asseoir avec nous, et après un temps qui nous a paru très long (de longues secondes mahoraises), la fille nous a expliqué le but de leur visite.
Elle est en terminale et prépare un bac littéraire. Elle a des difficultés dans certaines matières, et souhaite venir chez nous de temps en temps pour que nous l'aidions.
Nous avons dit "ya pas de problème, quelles sont les matières?"
Elle a répondu: "l'anglais, et la la philo"!
Hoùla! Il va falloir que l'on s'y remette. Sur une échelle de 0 à 10, mon niveau en anglais est très proche du 1, et celui de Sev doit tourner autour du 4.
Pour ce qui est de la philo (en ce moment elle bosse sur Freud), on lance un appel à tous ceux qui ont acquis certaines bases ou qui possèdent des livres de philo très simples.
Voilà, sur ce bonne journée, nous on est en R.T.T. (Remets Tes Tongs), donc plage, concert, plongée, et étude du Shinzwani.mayotte9.jpgMayotte vue de very haut in the sky!

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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 12:35
Tout le monde nous demande si nous avons des amis mahorais.  Et bien non.
Même en vivant dans le village, il est très dur de s'y intégrer. La communication est limitée car les Mahorais parlent très peu français (es Anjouanais parlent beaucoup mieux), et nous connaissant trop peu de mots en shimaoré pour soutenir une conversation. Nos relations sont des relations amicales, mais surtout de politesse et de respect mutuels.
En gros on est dans le village, ils nous connaissent mais ne viennent pas forcément vers nous. En fait c'est plutôt nous qui allons vers eux afin de s'imprégner de leur culture "africaine". Et ça passe comme ça, mais bon notre vocabulaire mahorais s'enrichit petit à petit.
Par exemple, on sait quand un pêcheur vient dans le village pour vendre du poisson, et hier nous sommes allés avec les mahorais acheter des vivaneaux.
Je les ai vidés et Sev les a écaillés (voir photo). En papillotes au four avec des combawas (citrons forts), ça nous a fait le repas du soir, un vrai régal!PICT0016.JPG
On participe à la vie du village, on s'intéresse, et ils rigolent! Non ils ne rigolent pas, ils se marrent, mais pas pour se moquer, juste parce qu'ils sont contents. Le rire des femmes est terrible!

Alors pour l'instant, nous voyons surtout des wazungus (des blancs) comme nous, qu'ils soient profs, infirmiers, kiné, moniteur d'auto-école,..., ou des Antillais.


A part ça, il fait très chaud, et du coup on est vite amorphe. Alors je m'en vais manger un ananas pour me rafraîchir le palais...

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