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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 04:00

... pour la famille et les amis de nous.

 

Dernier article sur Madagascar, l'envers du décors, c'est-à-dire ce qu'il y a derrière l'appareil photo, NOUS.

Et là nous sommes devant l'objectif de Flo, photographe compulsive au regard acéré, qui nous a littérallement mitraillé pendant ce voyage, et on l'en remercie car les photos sont magnifique...ment révélatrices.

Donc voilà chère famille, chers amis, chers potes, chères lectrices, et chers lecteurs, un diaporama sur nous, avec nous, et rien que nous, enfin presque ! C'est en quelque sorte notre cadeau de noël en ce 25 décembre 2010. Ne nous remerciez pas, c'est normal, ça nous fait plaisir, si si, on insiste. nous deux opposés

 

Cet article, imposé par Flo et par certaines personnes qui râlent de ne pas nous voir assez souvent en photo, est un article programmé. A l'heure où vous le lisez, nous nous trouvons, si tout va bien,  entre Okaukuejo et Namutoni en Namibie, sans doute sur une piste poussiéreuse dans le parc d'Etosha. carte_namibie.gif

Alors Joyeux Noël à tout le monde et bonnes fêtes de fin d'année ! (Comment ça je peux pas sortir faire pipi ! Mais non, ya pas de lion, .... C'est quoi ce bruit, hein ?)

dans la priogue avec PATRICEdans l'eau

 sev et ery

  épluchure mangue

 

sev in the train 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 moi dodo train

sev et marchandes de fruitspas réveillé

nous 2 unis

  sev tortue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sev et gégé  pirogue

 

 

nous 2 isalo 

  nous deux fatigués

 

 

sev ery 2 

moi dans rue

 

 

 

 

 

sev photo

quoi 

 sev salue

 

 

 

photo groupe 

Bonnes fêtes à tous, et portez-vous bien. On reprend contact d'ici quelques jours... On vous embrasse très fort.

nous 2 hein

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:00

... de Mangily.

 

On a déjà écrit des articles sur les baobabs de Mayotte et de Madagascar, ces arbres vénérables, surnommés aussi "arbres pharmacie".

A Mangily, dans le sud de Madagascar près de Tuléar, il y a une forêt féerique de baobabs millénaires.

entrée forêt 1

 

Les habitants la protègent et essayent de la préserver au maximum des brûlis.

baobab 2

 

 La visite se fait d'ailleurs avec un guide, en charrette à zébus.

entrée baobab 2

 

 On peut y voir les différentes espèces de baobabs de l'île,

forêt bao

 

et on se sent forcément tout petit à côté de ces géants d' "acier".

arbre pharmacie

 

Vraiment tout petit !

baobab

 

Un des jeux consiste, si vous n'avez pas peur du vertige,

gros bao

 

 à les escalader ! Des marches sont creusées dans le tronc spongieux, et de là-haut, on voit la mer.

Land ho ! Allez Gégé, tu y es presque !

on monte au baobab

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 10:45

... système D pour échapper à la misère.

 

Madagascar, c'est l'île de la débrouille, du plan B voire du plan Z quand tous les autres avant n'ont rien donné.

Les Malgaches sont doués de leurs mains et ils ont du goût. Ce sont les Mac-Gyver de la réparation. Avec un chewing-gum et un cure-dents, ils font rouler un train.

Partout où vous allez, vous les voyez travailler sans relâche, souvent pour un salaire de misère. Car il est bien question de cela, de la misère, et de tout faire pour en sortir, pour ne pas crever de faim.

On reçoit à chaque instant des leçons de savoir-vivre, nous, occidentaux privilégiés qui n'avons jamais connu la survie. Des leçons d'humilité et d'humanité.

Des leçons que n'entendent pas tous ces malades qui viennent profiter de cette misère pour assouvir leurs besoins sexuels et sadiques auprès des jeunes filles et garçons malgaches... Mais c'est une autre histoire, une autre Madagascar, sombre, abjecte, et terriblement réelle. Ce n'est pas le sujet de cet article, c'est le côté négatif de nos voyages dans ces pays où la pauvreté règne sur des ombres aux yeux voilés. Aucun rêve là-dedans, pour personne. Je m'énerve, je m'égare, ...

Le travail à Madagascar, donc. On le rencontre sur plusieurs aspects, le plus souvent manuels, physiques et durs.

Ce que l'on a vu le plus souvent, ce sont ces longues rangées de briques, empilées les unes sur les autres,

briques

 

ou cuites dans ces fours de terre. On fabrique des briques, des briques, et encore des briques.

briques à cuire

 

On cultive aussi, surtout le riz. Des hommes retournent la terre des rizières à l'aide de bêches,

hommes laboureurs

 

ou la labourent avec l'aide des zébus.

Zébus laboureurs

 

 Les femmes, elles, repiquent le riz en chantant, du matin jusqu'au soir.

femmes repiquage riz

 

On a croisé aussi beaucoup d'orpailleurs, à qui la fièvre de l'or fait souvent perdre la tête,chercheur d'or 2 

la santé, et les illusions.

chercheurs d'or

 

Il en est de même pour ces chercheurs de pierres précieuses.

chercheurs de saphirs

 

 On l'a souvent dit dans les articles, les Malgaches sont très forts dans le travail du bois et la marqueterie.

outils travail bois Gouges

 

Très forts et surtout très patients. Leur artisanat est tout simplement magnifique, et certains objets sont des oeuvres d'art.

maison zafinary

 

Ils ont très forts aussi dans le travail des métaux, pour confectionner des outils par exemple ou diverses pièces mécaniques. Leur réputation de mécanos hors-pair n'est plus à faire. Il n'y a qu'à voir les compteurs des 4L ou des 404, qui affichent souvent 200 000 kilomètres (si ce n'est pas le double ou le triple), avec très peu de pièces d'origine. Les voitures, ici, ont gagné leur immortalité.

Ce n'est pas Gégé qui me contredira, lui quiachat couteau

 

  est tombé en admiration devant des arrosoirs en bidons recyclés, du goût et du talent.

gégé arrosoir

   

A tous ces métiers s'ajoutent, les casseurs de cailloux, les taximen, les pusy-pusy, les brochettis de bord de route, les guides, les vendeurs ambulants, les marchands de cacahuètes, les bijoutiers, les fabriquants de papiers, ... 

confection papier

 

  Autre travail, plus intellectuel, plus scolaire, qui constitue l'avenir de Madagascar : le tableau noir.

tableau école

 

Rares sont ces enfants qui ont la chance d'aller à l'école. Les parents préfèrent les envoyer aux champs, mendier, ou vendre des "souvenirs" aux touristes qui, sans le savoir, entretiennent ce cercle vicieux.

70 élèves par classe, pas ou peu de matériels, mais une volonté d'apprendre et une réelle joie d'être à l'école, histoire d'enrayer cette misère galopante.

Vive l'école gratuite, obligatoire, et laïque !

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:59

... le Colorado malgache.

 

Le parc national de l'Isalo (prononcé Ichal) est un massif de grès sableux, couleur rouille et ocre, qui s'étend sur 82 000 hectares.

Sur la carte de Madagascar, nous sommes au niveau du petit caillou, dans le grand sud.carte mada pierre

 

Sous la protection de la Reine de l'Isalo, nous rentrons dans l'un des plus beaux paysages de Madagascar, sortant tout droit du Jurassique.

la reine de l'Isalo

 

On se dirige vers un lieu, ou plutôt un attraction très touristique, la fenêtre de l'Isalo. Nous ne serons pas les seuls ce jour-là, à admirer un magnifique coucher de soleil,

fenêtre de l'Isalo

 

 même si sur les photos et dans notre tête, on a l'impression d'être seuls au monde,

sev coucher isalo 

seuls à voir l'envol du phénix.oiseau de feu

 

Les paysages secs et arides, les canyons, et cette végétation rase voire parfois inexistante, contrastent 

canyon

 

  avec le vert éclatant des rizières que nous croisons çà et là.

rizière-copie-1

 

La visite guidée du canyon des rats et de celui des makis est une pure merveille. Tout est magnifique, tout respire l'Eden,

canyon des makis

 

 surtout quand, après 2 heures de marche intensive, nous débouchons sur une piscine naturelle à l'eau translucide ! Le bonheur !

psicine naturelle 1

 

Le massif de l'Isalo, c'est ça ! Un paysage de ruines antiques, avec en son milieu des oasis de verdure, en route vers la piscine de l'isalo

 

cachant les plus beaux des joyaux, un autre piscine naturelle, celle du monde oublié.

piscine naturelle 2

 

Devant un tel paysage, on reste sans voix.

isalo 2

 

Certains même furent pétrifiés par une émotion trop forte,

tête de profil isalo

 

d'autres ont souri à s'en décrocher la mâchoire,

tête de mort isalo

 

d'autres encore, comme cet écureuil (moi j'avais plutôt vu un lapin, mais bon, on ne va pas épiloguer pendant dix ans avec des arguments qui ne tiennent pas la route, sous prétexte que j'ai toujours raison, ce qui s'est souvent vérifié, ... 5 ont vu un écureuil, quel manque d'imagination ! ) tout droit sorti de l'âge de glace, ont été littéralement scotchés  devant un tel spectacle. Isalo tête de lapin crétin 

  Vous ne me croyez pas ? Prenez ma place. Si, si venez et contemplez,coucher de soleil isalo

 

une énième beauté majestueuse de la Nature.

Isalo fin

 

Notre Terre vaut encore la peine d'être admirée.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 04:00

... Fianarantsoa Côte Est.

 

Construite au début du 20ième siècle, la ligne de chemin de fer FCE relie Manakara (la côte Est donc) à Fianarantsoa sur 170 km de voies ferrées. C'est le seul train de marchandises et de passagers qui fonctionne sur Madagascar.

Rendez-vous devant la jolie gare de Manakara, inaugurée en 1936. Ne vous fiez pas à l'horloge, il n'est pas 2H50 ou 14H50, mais 6H30 du matin, pour un départ annoncé à 7 heures.

gare Manakara 

Ce train étant avant tout un train de marchandises, le hall de gare est jonché de paniers et de sacs de tout sorte.

colis à charger gare de Manakara  

 Les passagers se faufilent tant bien que mal au milieu de toute cette agitation, ça sent le grand départ, comme un arrière goût d'aventure. On ne sait pas ce qui nous attend, mais on y va, et en première classe s'il-vous-plaît !

1ére classe 

Première classe, première classe, façon de parler, sinon ça ne serait pas l'Aventure, la vraie, celle avec un grand A comme dans "Ah ouais d'accord..."

in the train

  

Il est 7 heures,  c'est parti pour 10 heures de voyage si tout va bien, avec 42 ponts à traverser, et 17 arrêts aux 17 gares que comportent la ligne !

Pour bien vous mettre dans l'ambiance, on vous propose d'écouter le son suivant en boucle, pendant que vous lisez la suite de l'article. Jouez le jeu, vous comprendrez mieux la fin de l'histoire.

 

Ça y est ? Vous avez le son ?... Bien, on continue.

Cette voie de chemin de fer traverse des paysages de tout beauté, que l'on a largement le temps d'admirer : la brousse,

brousse

 

des rizières et des rizières, et bien d'autres encore, comme la forêt d'émeraude (voir photo en fin d'article).

rizière vue du train

 

A chaque arrêt du train, queue du train

 

 on en profite pour s'alléger un peu,

pause pipi

 

ou s'alourdir, tout dépend de l'envie pressante.

pause repas 2 

Mais le choix de nourriture (surtout des fritures) est large : beignets de crevettes, de bananes, écrevisses, catless, brioches, fruits, sambos, ...

vente de fritures train FCM

 

D'un côté on vend à manger, de l'autre, on charge encore et encore des marchandises. Et en ce moment, les bananes ont le vent en poupe.charge de bananes

 

Puis le train repart une énième fois. On a encore le sourire même si le bruit (celui que vous écoutez toujours n'est-ce pas ?) nous martèle le crâne.

sev flo gégé fenêtre 

 Mais face à ces somptueux paysages que nous traversons, nous ne pouvons que rêver.

train FCM et loco dans la forêt 

Certains y arrivent mieux que d'autres d'ailleurs, même si le rêve qu'est en train de faire Gégé et Flo (si elle est sur la photo, on voit ses cheveux qui dépassent !)  n'a aucun rapport avec la forêt d'émeraude.

ça fatigue

 

Ils rêvent, Gégé et Flo, aux belles et confortables nattes qu'ils vont acheter au prochain arrêt, et surtout, à la belle sieste qu'ils feront dessus. vente de nattes bord voie ferrée

 

Enfin, au bout de 10 heures, timing respecté, et de 21 tunnels, on arrive, flappi et crevé, à Fianarantsoa. Nous n'avons envie que de deux choses : prendre une douche et dormir dans un bon lit.

arrivée Fianarantsoa

 

Le voyage fut long et relativement éprouvant, mais nous le conseillons fortement, de part son authenticité. C'est une aventure dans tous les sens du terme.

Vous pouvez arrêter le son.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 08:00

... presque 115 ans d'histoire.

 

Construit de 1896 à 1904, sous les ordres du général Galiéni, ce canal, long de 653 kilomètres, relie Tamatave au nord à Farafongana au sud, sur la côte orientale de Madagascar.

départ village canal des pangalanes

 

A l'origine, c'était une suite de marais et de lagunes peu profonds, sur lesquels il était difficile de naviguer. La construction du canal a permis de relier ses étendues d'eau entre elles, offrant une véritable voie navigable à la France, ainsi qu'un contrôle économique, administratif, et militaire.

pangalanes à la rame

 

Protégé et séparé de l'océan Indien, par des dunes côtières où se situent les villages, ce canal de toute beauté n'a pas toujours été si féerique.

arivée des pêcheurs

 

Il existe beaucoup d'interprétations du mot "Ampagalanes " qui signifie "que l'on prend en charge ". On a opté pour celle donnée par notre guide : les Ampagalanes étaient une sorte de règlement d'impôt.

Pour enrayer le problème administratif des taxes et des redevances dues, ceux qui ne pouvaient pas payer s'acquittaient de leur "dettes " en partant travailler sur le chantier du canal. En gros ils n'avaient pas le choix, et cette ultime solution s'est vite transformée en travaux forcés.

Pour faire face à une forte mortalité, due à des conditions de vie très dures (les travailleurs, déjà pauvres, n'étaient pas nourris car ils remboursaient déjà une dette. Ce sont les familles qui leurs apportaient à manger ce qu'elles trouvaient.  Ils devaient aussi faire f ace au manque de soin,aux crocodiles, aux épidémies,...), et à des travaux très pénibles, Galiéni dut faire appel à des coolies (travailleurs chinois réputés pour leur résistance).

pangalanes à la voile

 

 Aujourd'hui, comme le canal n'est pas entretenu, certaines portions envahies par les jacinthes d'eau, ne sont plus praticables, mais le site reste de tout beauté et sert de refuge écologique.

 

 

prirogue sur canal des pangalanes

 

On y trouve de nombreuses espèces d'oiseaux et de plantes, dont la célèbre fleur madagascar.

fleur madagascar

 

La visite de ce canal s'effectue à bord de belles pirogues avec cuisine intégrée à l'arrière.

pour les touristes

 

On termine avec un chant de piroguiers, histoire de se replonger dans l'ambiance de ce site exceptionnel.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 04:05

... étonnants, attachants, rares.

 

Il y a bien-sûr les lémuriens (12 espèces), qu'ils soient Catta,bébé lémurien catta

 

avec la queue annelée,

lémuriens Catta

propithèques (Blancs),

lémurien Propithèque

 

ou verrons ;

lémurien verron

 

les caméléons

caméleon gros plan

 

et les moustiques.

caméléon et moustique

 

Des boas,

boa

 

  des iguanes,

iguane

 

des lézards, ou le contraire,

 

lézard

 

et des grenouilles

grenouille nocturne

 

plus ou moins gonflées.

grenouille gonfléd

 

Il y a ensuite des insectes incroyables comme les insectes fleurs (ou Fromlia rosea), sorte de chenilles filandreuses

Fromilia rosea 1

 

qui se transforment peu à peu en papillon rose-rouge. Sur la photo ci-dessus on a les étapes 1-chenille et 3-papillon rose/rouge. Sur la photo ci-dessous, on a l'étape 2.

Fromlia rosea 2

 

A côté de ces insectes-fleurs, on trouve des insectes-branches : des phasmes énormes, difficiles à dénicher. Seule leur gourmandise, sous la forme de feuilles dévorées, trahit leur présence.

phasme

 

Autres insectes dont on ne voit que l'habitat, les termites. Vers le sud de Madagascar, les terres sont parsemées de ces monticules immenses.

Termitières

 

On garde le meilleurs pour la fin, deux insectes tout simplement magnifiques, le hanneton girafe,

hanneton girafe

 

et la Comète, un superbe papillon qui peut mesurer jusqu'à 30 cm, observé par hasard et une seule fois dans la cuisine extérieure d'un hôtel.

comète

 

Celui- ci ne mesure que 20 cm.

Enfin un oiseau rare, flou, le martin-chasseur, rouge et blanc.martin chasseur

Il y aura d'autres images de ces animaux ou insectes dans le l'album photo à venir sur Madagascar 2.

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 05:09

... de Manakara à Tuléar.

 

On reprend la route,

de Manakara à Tuléarou plutôt les rails, pour 10 heures de soubresauts dans le train FCE (aventure extraordinaire qui aura droit à son article), direction Fianarantsoa. dans le train

 

 

Arrivés à Fianaranstoa, nous reprenons la route pour Ambalavao,

pensive

 

la ville réputée pour son papier

ambalavao

 

décoré avec de vrais pétales de fleurs.

fabrique papier

 

De chaque côté de cette route aride à la végétation rase, la chaleur se fait plus présente, et l'on assiste à un véritable ballet de tornades plus ou moins importantes.

tornade

 

Nous fonçons droit dans un orage et ses éclairs,

droit dans l'orage

 

qui ne lâchera que quelques gouttes de pluie, ce n'est pas encore la saison. Etrange sensation de croiser des âmes au milieu de nulle part, à pied

couple fugace

 

ou à vélo, d'où viennent-ils et où vont-ils ?

sourire à vélo

 

Le village de Ranohira nous accueille, point de départ pour visiter le magnifique parc de l'Isalo, et patrie des voleurs de zébus.

Ranohira matin

 

Puis c'est à nouveau le bitume et ses passagers occasionnels,

charrette zébu

 

on va vers le sud, il fait plus chaud, plus sec, les premiers baobabs apparaissent.

TBB

 

On traverse rapidement Ilakaka, le village de saphir, qui ressemble à une ville de far-west comme dans les mauvais films, avec ses règlements de comptes et ses visages lugubres. L'atmosphère y est tendue.

village d'Ilaka le village de saphir

 

Enfin nous arrivons à Manguily, petite station balnéaire et très touristique, perdue dans un désert de sable et de baobabs millénaires.

conducteur charrette manguily

 

Fin du voyage, Tuléar, son zaza club, ses femmes, ses pousse-pousses, sa chaleur et sa poussière.

Tuléar manguily


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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 05:12

... de Tananarive à Manakara.

 

Voici un bref diaporama de notre périple sur la nationale 7 (itinéraire très touristique que chacun entreprend à sa manière), de Antananarive à Tuléar, visages et paysages de bord de route.

 

Carte de Tana à Manakara

 

Sur la route donc, là où se font toutes les rencontres, toutes les histoires. Un voyage en images qui commence par les lavandières de Tana et une explosion de couleurs.les lavandières de Tana

 

Très vite, après la grande ville, c'est la campagne, ses hameaux et ses rizières,

 

village rizière

 

une longue route qui file avec les villages que l'on traverse.

 

 

antsirabe ambositra

 

Certains voyagent chargés,

taxi brousse

 

d'autres font la course avec le soleil.

course avec le soleil

 

Arrivés à Antsirabe, c'est la cohue ! Des pousse-pousses partout, des vélos, des motos, et des tas de gamins qui nous courent après.

ambositra et pusy pusy

 

On reprend la RN 7, des paysages de tas de briques que l'on fait cuire croisent

briquetterie et bouvier

 

des troupeaux de zébus et leurs bouviers.

troupeaux zébus

 

Ambositra nous accueille un court instant dans ses ateliers de marqueterie,

bazarkely

 

et nous repartons à l'assaut des rizières immenses dans lesquelles les femmes repiquent le riz.

rizière

 

Aux rizières, succèdent des forêts de ravinala, de raffia, de manguiers, de caféiers, de jacquiers, d'arbres à pain, de bananiers, de litchiers, de flamboyants, ...

Nous voici à Manakara, sur la côté Est, ville aux larges avenues quadrillées et aux pousse-pousses matinaux.

pusy pusy manakara

 

Une journée sur le canal des Pangalanes, et le voyage continue...

sourire du matin

 

Ce soir c'est brochettes de zébu sur la route, certains diront que c'est mieux que des cacahuètes à l'apéro.

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 05:00

 

... Terre brûlée.

 

Madagascar, l'île rouge ne devra plus ce surnom à cause de la couleur de sa terre, mais plutôt suite aux incendies volontaires qui ravagent ses forêts et ses parcs.

De Tananarive à Tuléar, tout n'est que flammes,

Mada brûle 1

 

feux,

mada brûle 2

 

crépitements et grésillements.

mada en flammes

 

Une odeur de résine de pins plane sur ces étendues brûlées et ravagées, où plus rien ne poussera. La terre s'appauvrit et se transforme inexorablement en sable.

mada terre brûlée 1

 

Là où il y avait de belles forêts primaires, il n'y a plus que de la végétation rase noircie par des brûlis incessants.

mada terre brûlée 2

 

Peu à peu apparaissent des paysages de "toundra", et de savanes. C'est sec, cramé, brûlé.

mada terre brûlée 3

 

Même les célèbres et magnifiques parcs de Madagascar ne sont pas épargnés, comme ici, dans le parc de l'Isalo (le colorado malgache). Et au milieu d'un paysage à couper le souffle, coule une rivière de cendres, un long serpent noir qui dévore tout sur son passage.

mada terre brûlée isalo

 

Madagascar, la deuxième grande île de la Terre de Feu (mais pas pour les mêmes raisons) se transforme  en un immense désert. Qui sait ! Peut-être que dans vingt ans on y verra des chameaux.

La faute à qui ? Aux bouviers qui pratiquent la culture sur brûlis pour nourrir leurs troupeaux ? Aux vengeances stupides de propriétaires terriens ? Aux voleurs de zébus qui ainsi effacent leurs traces ? Au "gouvernement" malgache qui ne donne aucune subvention, aucune aide aux paysans ?

La liste peut être longue, et les explications idem. Grande est la misère d'un pays qui n'a pour autre solution que celle de brûler ses terres.

Madagascar, l'île flamme, se consume lentement, et bientôt il n'en restera que des cendres.

C'est encore un pays magnifique aux multiples ressources, encore aujourd'hui, peut-être pas demain. Le pillage et le saccage continuent...



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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 13:01

... De Madagascar.

 

Nous sommes de retour sur Tana, après 15 jours de routes, de pistes, de canaux, et de rails pour atteindre Tuléar et la ligne imaginaire du tropique du capricorne. carte-madagascar_circuit1bis.jpg

 

En plus du tracé en rouge, après avoir avoir visité le parc de Ranomafana, on est parti sur Manakara, pour rattraper ensuite la RN 7 au niveau de Fianaranatsoa en empruntant le seul train de voyageur encore en fonctionnement (10 heures de tajet !).

Ce magnifique voyage aura droit à plusieurs articles tant il y a à dire, à raconter, et à écrire. On a eu l'impression de traverser plusieurs pays et plusieurs cultures, avec à chaque fois des expériences et des rencontres enrichissantes.

On disait dans le premier article que Madagascar était l'île en flamme, et ce surnom s'est malheureusement confirmé tout au long de notre descente. Madagascar brûle, les forêts de Madagascar brûlent, et le peuple s'enfonce dans la misère malgré toutes les richesses de cette île et le savoir-faire extraordinaire des Malgaches.

Samedi matin, c'est le retour sur Mayotte. Notre vision du monde se complète peu à peu, et elle est loin d'être optimiste.

Et pendant ce temps-là en Métropole ?

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 18:06

... l'île en feu !

 

Presque une semaine déjà que nous sommes à Madagascar et tout va bien. On est à Manakara et on continue notre descente vers Tuléar, après Tana, Antsirabe, Ambositra, et Ranomafana. Premières impressions jusqu'ici, une très grande misère à la limite du soutenable, et une île qui brûle sans discontinuer. Des feux de forêts, de la culture sur brûlis pour nourrir les zébus, une odeur de résine de pins, et l'extrême gentillesse des Malgaches.

Demain, c'est excursion en pirogues sur le canal des Ampangalanes, avant de prendre la direction de Fianarantsqa en train.

Pour les images, on verra plus tard, quand on sera rentré !



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