Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 12:19

... était la pirogue.

 

La pirogue à balancier mahoraise monoxyle (taillée dans un seul tronc, ici un manguier) serait d'origine indonésienne .pirogue 1

 

Elle est utilisée principalement pour la pêche traditionnelle : pêche à la palangrotte, au lamparo (de nuit, avec la pétromax qui remplace le lamporo), ou au filet.

Cette pirogue, creusée à la main, est extrêmement lourde dans l'eau et difficile à manier à la rame. Certaines ont des petites voiles comme à Zanzibar ou à Madagascar (boutres), mais on en trouve très peu à Mayotte.

Non ! Sur Hippocampe, les pêcheurs traditionnels rament, encore et toujours.


" Entre le ciel et l'océan

Parti seul sous le vent,

Vire de bord, cap sur le Nord

Sans te retourner

Rame.

Ni les sirènes ni aucun danger

Ne te ferons dévier,

Dans ta pirogue droit devant

Sans te retourner

Rame."

 

Chanson "Rame" écrite par Cyril Avezou. Vous pouvez l'écouter quelque part dans ce blog (séquence souvenir).

 

pirogue 2

 

Pour l'avoir expérimentée, et pour avoir eu mal aux épaules et au dos pendant un mois, je préfère nettement le kayak ! Il faut dire que je m'étais beaucoup retourné pour voir si j'avançais, ce qui était le cas, mais très, très lentement.

Le gros avantage de cette pirogue à balancier pour la plupart de ces courageux pêcheurs qui ne savent pas nager, elle ne verse pas (par temps de mer calme à peu agitée j'entends). Bon il faut souvent écoper, mais au moins on peut bouger sans s'envoyer à l'eau au moindre éternuement, comme au kayak, discipline dans laquelle, je m'en rends compte en écrivant, j'ai encore des progrès à faire (ceci pour parer à d'éventuelles moqueries gratuites).

Le côté poétique de cette pêche traditionnelle est le spectacle qu'offrent toutes les pétromax allumées la nuit, sur un lagon calme baigné d'un ciel étoilé. Un grand moment de quiétude, loin du tumulte lumineux mamoudzounien !

Vous pourrez voir beaucoup de ces pirogues sur les plages des villages de Mayotte, de toute taille, et de toute couleur. C'est un des côtés agréables de l'île.

En attendant, " Entre le ciel et l'océan, ..."


 

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 09:50

... Hou Hou Hou !

 

La course de pneu 2010 a encore été un grand moment de bonheur, un événement très populaire où l'ambiance est à la fête et à la bonne humeur.

C'est un chouette moyen pour clôturer en beauté cette année scolaire.

dessin teeshirt 2

 

Et comme vous le savez déjà, on a participé à ce rallye mythique. Bon au début, on ne savait pas trop ce que l'on faisait là, et on se cherchait un peu, on regardait nos pieds, on évitait le staff technique, ...

avant départ

 

Et puis très vite, le départ des "petits" a été donné,

départ 2

 

et une cohue indéfinissable s'est installée, avec vol plané de bâtons et de tongs. Plus de mille gamins se sont élancés et bousculés dans les rues de Mayotte, spectaculaire !

A noter que cette année, les garçons et les filles ont été séparés. Il y a eu la course des princesses et la course des gars.

départ enfants 2

 

Ensuite, ce fut au tour des équipes de prendre le départ toutes les 1 minutes 30 pour un contre la montre, où seul était pris en compte le temps du 4ième.

70 équipes concourraient,  et on a retrouvé les gros pneus,

gros pneu 2

 

les petits pneus,

ptit pneu2

 

des équipes déguisées, d'autres très aiguisées ; et nous, avec nos pneus bleus, entraînés par un Steve plus déterminé que jamais.

steve

 

On a suivi un petit rythme tranquillou, mais on ne s'est pas arrêté, non madame !

Ln François


A l'arrivée, on a franchi la ligne ensemble.

arrivée

 

On a moins souffert que prévu, et finalement nous avons terminé le parcours en 10 min 58s. A titre de comparaison, les vainqueurs ont dû mettre 6 min et quelques.

Un rythme tranquillou c'est un rythme tranquillou, on a atteint notre objectif !

 

Hibou, Hibou, Hibou !

Hou, Hou, Hou !


hibou hibou hibou

 

Merci à tous ceux qui nous ont encouragés sur le bord de la route, c'était vraiment sympa, et grâce à vous, on est même allé plus vite ! Et si vous avez de belles photos, nous sommes évidemment preneurs.

En tout cas nous, on s'est vraiment fait plaisir !

photo d'équipe

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 16:31

... p'tit pneu.

 

Ça y est, on le sait, la course de pneu 2010 aura lieu ! Et grâce à Cédric, on est inscrit à ce 27ième grand prix de Mayotte, qui se déroulera le samedi 3 juillet.

Ça c'est fait !

afiiche 27ième course de pneu

 

Toute l'équipe est motivée, il ne nous reste plus qu'à nous entraîner sérieusement, histoire au moins de finir le parcours. Et grande nouveauté cette année, le départ se fera du stade de Cavani et non de M'Tsapéré.

Nous serons 5 à porter le dossard numéro 60 : Steve, Nans, Cédric, moi-même, et une toute dernière venue, LN.

Du coup pour le nom de cette équipe mixte, "LN et les garçons" semble le mieux approprié. Mais si vous avez une meilleure idée, nous sommes encore ouverts à toute proposition.

"Hibou hibou hibou ! Hou hou hou !"

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 13:36
... pour un spectacle haut en couleurs, en sons, et en émotions.


Voici venu le temps des fêtes (N'Goma) de villages, de danses, et de chants traditionnels. Elles ont lieu en général dans toutes les MJC.
Pour l'occasion, nous sommes allés à la MJC de Tsararano,


assister à un spectacle des plus magnifiques.

                                                                                          Danse des esclaves

A Mayotte, comme dans les autres îles des Comores, et comme dans beaucoup de pays africains, la danse et le chant occupent une place primordiale dans la vie de tous les jours. Les gens, toute génération et tout sexe confondus, chantent et dansent pratiquement tout le temps.
Pas de gêne, c'est naturel, joyeux, vivant, et communicatif !

Chaque chanson dure en  moyenne entre 7 et 15 minutes. Elles sont sous forme de question/réponse.  Une soliste chante un thème,

et le choeur répond en dansant,



accompagné par des musiciens en transe (les tambours sont de sortie, et qu'importe si c'est un tambour de machine à laver, il sonne vraiment bien !). On peut être très vite enivré !

Ce qui est génial dans ces fêtes, c'est que le public participe. Il ne reste pas inactif, il n'assiste pas à un spectacle de l'extérieur. Non, il est dans le spectacle, il intervient, il répond, il agit. 
Tout est dans ce mot, la communion.


Parmi  les danses traditionnelles, nous avons assisté à la danse des esclaves, au Shakasha, au Bomo, 

au M'Biwi,
                                                                                                     M'Biwi

Ces chants et ces danses étaient entrecoupés de petites pièces de théâtre, un vrai bonheur. On avait l'impression d'être sous l'arbre à palabres avec tout le village, en train d'écouter le vieux conteur.... bien avant l'apparition de la télévision.
Pour clore cet article, voici quelques extraits de chansons de la soirée.
Attention, leur écoute prolongée peut provoquer un état de transe... voire de bonne humeur.

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 07:00
... à la découverte de l'artisanat "mahorais".

Ce week-end a eu lieu les journées du patrimoine à Mayotte. J'ai donc envoyé mes deux reportrices de choc en free-lance, Hélène et Sév, à Bambo-ouest, où avait lieu une exposition de l'artisanat " mahorais "(Bon en vrai, elles y sont allées pour leur travail.)
Cyril et moi avions effectivement des obligations tout aussi importantes,  nous empêchant malheureusement de nous rendre là-bas : Juan Magnum, fiévreux et impatient, nous attendait pour une partie de pétanque ! Quel plaisir de jouer aux boules en bord de plage, et de renouer avec des sensations un temps oubliées ! Le bonheur à portée de cochonnet.
Mais ce n'est pas le sujet, alors
La visite débute par la maison, avec la salle de bains ou " bandricho double "(deux vases en ter
re cuite, un d'eau froide, et l'autre d'eau chaude sur un feu, et une pierre plate servant de bac de douche),
vient ensuite le grenier avec en détail le garde-manger,                                                    (sirop, bananes, riz, coco, courge)

puis les ustensiles de cuisine.                             (râpe à coco, louche, passoire, râpe à légumes, verre, tamis, ...)

On poursuit avec l'extérieur de la maison et les différents matériaux de construction de murs: le mur en m'tsévé ou feuilles de coco tressées,
le mur en feuilles de raffia et son balai,
le mur en troncs de raffia,
et le mur en torchis.
Passons maintenant à la décoration intérieure, avec une belle lampe en calebasse ouvragée,
différents tressages de feuilles de coco,
des peintures,                                                                      Détail


et pour finir, les jolies "bouénis ", d'abord en graine de haricot géant (en Grande-Comores, ils font ça sur des galets),

puis en fruit du baobab.
L'artisanat "mahorais" n'est évident pas représenté ici dans sa totalité, c'est juste pour vous donner une idée de ce que l'on peut trouver à Mayotte.
A dimanche prochain donc pour la " belle ".

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 05:30
... que l'on claque sur une table bancale.

Les jeux de société ont encore la vie belle à Mayotte. Comme leur nom l'indique, ce sont des jeux pour jouer en société, pour se réunir, pour communiquer, se socialiser, à l'image du rôle des conteurs de village, ou des vulés.
Alors pendant que les enfants jouent avec des pneus ou des voitures en boîtes de conserve, pendant que les femmes s'échangent les derniers racontars tropicaux, les hommes, eux, jouent aux dominos.

L'après-midi ou en début de soirée, ils se réunissent autour d'une petite table, et commencent alors des joutes endiablées, qui dénotent avec le rythme lent et tranquille de Mayotte.
Le jeu en lui-même dure longtemps, mais la partie file comme les paroles. Le but étant de se débarrasser de ses dominos, le plus rapidement possible, et avec le plus de bruit possible.
Plus le domino claque sur la table, mieux c'est. Et plus les claquements se suivent, plus les hommes arborent une mine sérieuse. Le perdant cède sa place assise au perdant du tour précédent.Tout s'enchaîne très vite, sans accroc. Parfois le cri d'une roussette viendra ponctuer un clac ou deux, mais rien ne perturbera la concentration des joueurs.
Ses réunions servent aussi d'exutoire. On règle les comptes, on palabre sur la vie du village ou de l'île, ou sur la vie en général, et on se dit que cette vie, avec ses joies et ses peines, est comme un domino que l'on claque sur une table un peu bancale : beaucoup de bruits, d'esbroufes, de rires, et de popolopopos, mais au tour suivant, tout recommence. C'est pas grave, c'est comme ça.
Fermez les yeux, écoutez cette partie d'un soir de mai. Vous êtes au village de Kahani, assis sur un petit banc de bois,  après une chaude et longue journée, il fait bon, les dominos sont mélangés. A vous de jouer et de raconter votre histoire !



Les hommes jouent aussi, avec la même rapidité,  à un autre jeu de réflexion, le M'Ra, sorte d'awalé à double plateau (12 cases par joueur !). Pour ceux qui veulent s'essayer à l'awalé simple, j'ai trouvé un site sympa qui propose un jeu en ligne ou à télécharger :
.

J'écris " les hommes", car pour l'instant, je n'ai vu aucune femme jouer à l'un de ces deux jeux.

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 08:35
... c'est les mois de mariage.

En ce moment, il n'est pas rare de voir dans les rues de Mayotte, des cortèges nuptiaux très colorés et animés.
C'est l'époque des grands mariages.
Pendant que le mari défile, beau comme un prince, protégé du soleil sous de grands parapluies,

et escorté de toute sa famille et ses amis;
la mariée, elle, a droit à un relooking beauté et détente, afin d'être prête pour le grand jour.

Les hommes ouvrent le défilé par des danses et des chants rythmés (il y a un maître de cérémonie), et les femmes ferment la marche en suivant elles-aussi les chants des hommes. En voici un extrait:


Cette danse qui fait cortège
au nouveau marié le septième jour des noces s'appelle le Mlelezi.
La danse des hommes en file indienne, elle, se nomme Shigoma. A la fin, il y a aussi le
M'Biwi des femmes.
Ces réjouissances peuvent durer jusqu'à 3 semaines, beaucoup de fêtes sont au programme.
 La mariée doit posséder sa maison, et sa famille assure le financement de toute la cérémonie.
Mais le plus important reste évidemment la dot de la mariée, prise en charge par sa future belle-famille, en même temps que l'ameublement total de la maison (du petit tabouret à la télé dernier cri), et quelques bijoux en or lourd.

De namne iyo !

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 21:58
... de la course de pneus à Mayotte.

Cette manifestation sportive annuelle (créée il y a donc 25 ans par Jacques Passe) attire des participants de tous les coins de l'île. Adultes comme enfants, personne ne la prend à la légère, le spectacle est garanti.
Certains s'entraînent pendant longtemps dans les
villages, afin d'y faire bonne figure.
L'itinéraire allait, ce samedi 5 juillet, de M'Tsapéré à la barge (2kms). Les inscriptions étaient ouvertes à tout le monde et à tout modèle de pneu :
le petit modèle,
comme le grand modèle.
Avant la course, c'est l'attente pour les enfants (ils doivent mesurer moins d'1m45 s'ils veulent participer, et la toise est très stricte là-dessus !) qui inaugurent le parcours.
Chacun recevra un bracelet d'identification, ainsi qu'un tee-shirt officiel.
Enfin le départ est donné, les enfants s'élancent, la mine sérieuse et le regard concentré.
Très vite des tongs et des bâtons volent, des pneus s'échappent, des cris et des rires fusent du public,

les filles sont de la partie et veulent aussi en découdre,
Ca se bagarre sévère, mais à l'arrivée, ils seront tous gagnants.

Une heure après vient le tour des grands qui concourent par équipes (environ 70 équipages) au chrono.
Il y a les experts,
les musclés,

les techniciens,
et les mamas courageuses.

A la fin, tous les pneus et bâtons ont été ramassés, mais il n'était pas rare de voir sur le retour, quelques paires de tongs oubliées, voire accidentées.
Ce fut une bonne journée, avec un bon esprit et pas mal de franches rigolades. ca sentait les vacances, la fête, et la tranquillité sur une île tranquille dans l'océan indien.

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 18:04
... et ça c'est Mayotte !

Caro a parlé de Mbiwi dans son article, alors une explication s'impose. Le Mbiwi est une danse traditionnelle exclusivement féminine rythmée par des percussions et des chants.

Bon là, sur la photo, elles sont assises, mais normalement, les femmes dansent en ne remuant que les fesses. Sev a essayé, et ce n'est pas évident !
Il n'est pas rare d'ailleurs de voir des hommes assister à ces danses, ... pour la beauté du geste.
Les femmes tapent sur des morceaux de bambous et chantent en même temps pour se donner le rythme. C'est une sorte de transe.
Sur l'enregistrement, vous allez surtout entendre les bambous (très fort), et un petit peu les chants si vous tendez bien la bonne oreille.

                                                               


Ce son est un des premiers qui vous bercera quand vous poserez le pied à Mayotte pour la première fois ; ... et déjà vous y êtes, un petit peu.
A vous de danser maintenant, au rythme des bambous !

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 15:02

... sus aux ananas !

Chaque village de Mayotte a son marché. C'est une tradition.
Ce sont des étals quotidiens, le plus souvent en bord de route et de préférence dans un grand virage,tenus principalement par des femmes (à Dembéni, il y a un homme qui fait exception).
Elles achètent la production à un cultivateur, fixent les prix (
les prix sont les mêmes sur chaque marché, ils sont fixés en fonction de la production. Par exemple, pendant la saison des pluies, il y a peu de tomates, et le prix peut monter jusqu'à 8 euros le kilo voire plus ! ), et passent la journée à vendre les différents produits: soit au kilo, soit au sachet (oignon), soit au tas ( on ne prend pas qu'une coco ou qu'un ananas, on va prendre un tas de 5 cocos ou un tas de 3 ananas).


Ces marchés sont pleins de couleurs et de parfum
s (cannelle, vanille, gingembre, ananas,...) et aussi très animés. Le plus grand, le plus parfumé, le plus animé, étant celui de Mamoudzou (pour un peu on se croirait dans le souk de la médina de Fès), voué à disparaître au profit d'une "structure en dur".

On est littéralement pris d'assaut quand on veut acheter quelque chose. Toutes les femmes vous appellent et vous ne savez plus où donner de la tête. Alors soit on a une vendeuse attitrée, soit on achète un peu chez tout le monde.
Et tout cela se fait sous le contrôle intraitable et parfois corruptible de la balance à aiguille !


En ce moment, il n'y a pas grand chose sur les marchés. Le manque en fruits et légumes se fait sentir, et on attend patiemment le retour de la saison sèche pour déguster de bons gros ananas. On en trouve actuellement, mais ils sont rares, petits et plutôt chers.
Séverine a trouvé des bananes rouges, assez rares aussi, mais surtout délicieuses.


Alors va pour la banane !

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 12:31

.... la  musulmane.

Il y a beaucoup de mosquées à Mayotte, plus ou moins belles, plus ou moins finies, et plus ou moins anciennes  (la plus anciennce, celle de Polé, sur Petite-Terre, a été construite en 1538 par le sultan Issa, pas de photo ici).
98 % de la population, aujourd'hui, est de confession musulmane. 
undefined

Ce seraient des sultans Chiraziens au début du 12ième siècle qui, de part le commerce,  auraient apporté l'Islam aux Comores. (Il y a d'ailleurs des tombes chiraziennes dans le village de Tsingoni.)undefined
L'islamisation de la population est assez récente puisqu'elle date de la fin du  19ième siècle (elle a commencé au 16ième siècle).
Avant, les habitants des Comores pratiquaient des rites païens, qui durent encore. Les croyances en des esprits maléfiques, les Djinn's, sont tenaces. Certains personnes peuvent faire des "crises de Djinn", persuadées d'être possédées. Elles sont alors amenées devant le mwalimu (le fundi diable détenteur de divers pouvoirs) pour être désenvoûtées, lors d'une cérémonie à moitié religieuse.
Il n'est pas rare que certains collèges ou lycées de Mayotte aient été aussi désenvoûtés, ou protégés du mauvais oeil, dans le seul but d'éviter aux élèves très superstitieux de faire des crises de Djinn, très contagieuses.
Au moins peuvent-ils travailler en toute quiétude ! undefined
Les enfants mahorais vont à l'école coranique gratuite (il existe des écoles coraniques payantes où l'on apprend à lire, écrire, et parler arabe) en plus de l'école publique, et suivent l'enseignement du Fundi. Voir à ce sujet le très bel article de Chris sur le Madjliss à cette adresse:
blog-trotters.over-blog.com/article-18005371.html
undefined
La religion, à Mayotte, règle principalement la vie des hommes avec les 5 prières quotidiennes et les diverses fêtes religieuses.
Ils espèrent tous faire le pélerinage à la Mecque, et revenir en portant le nom de Hadj (musulman accompli et respecté).
undefined
Je ne suis pas un grand amoureux des religions, bien au contraire, mais c'est un autre aspect de Mayotte à découvrir, très intéressant du point de vue historique, et architectural aussi.

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article
11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 09:37

... entre jeu et tradition.

undefined
Dans les villages, on voit souvent des enfants s'entraîner à la course de pneus, c'est une de leurs activités favorites avec la chasse au hérisson, la bagarre, et le chant. Ici pas de jeu vidéo ou autres, les enfants jouent dehors à longueur de journée, entre rires, cris, et pleurs !
La course de pneus reste un jeu d'adresse, et il y a toute une technique à posséder.  Les deux bâtons qui servent à pousser et à faire rouler le pneu sont  "plantés" dans une boîte de conserve graissée,  histoire de faire rouler le tout sans accro.undefined
La grande course de pneu,  la plus importante et la plus attendue des manifestations sportives de l'île, a lieu  au début du mois de juillet.  Petits et grands s'affrontent sur un parcours d'un peu plus de 2 kms.
Certains hommes courent  même avec des pneus de tracteurs qui les dépassent.undefined
Les jeux simples sont toujours les meilleurs, même si  en essayant, je fais bien rire les gamins !

Partager cet article

Repost 0
publié par Sev et François - dans Mayotte traditionnelle
commenter cet article

Présentation

  • : ILONI : Le blog de Sev et François
  • ILONI : Le blog de Sev et François
  • : Un petit blog tranquillou sur Mayotte pour la famille et les amis de nous.
  • Contact

L'heure et l'appel de Mayotte

à Mayotte, il est l'heure d'écouter le muezzin...  

Archives

A Découvrir Ou À Redécouvrir...