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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 20:14

... sans nous !

Voilà, maintenant c'est sûr, notre aventure mahoraise est entre parenthèses au moins pour deux ans. Nous sommes en Métropole, et nos esprits ne peuvent s'empêcher de penser à tous nos amis restés là-bas. C'est une sensation très bizarre de ne plus faire partie du paysage mahorais, et de passer à autre chose. Il nous manquait, je pense, quelques années de plus à vadrouiller sur l'île au lagon.

Mais fichtre, point de nostalgie, non, pas déjà,  nous gardons un oeil sur Mayotte, et toutes les nouvelles, les infos, tous les reportages seront les bienvenus.

C'est chouette de retrouver la familles et les copains, mais partir à Mayotte nous a vraiment donné des ailes, pas au point de nous transformer en anges, non, pas déjà, mais au moins en oiseaux migrateurs. Oui des hirondelles si vous voulez, ... Je pensais plutôt aux Bruants des neiges, qui sont plus de circonstances, vu l'endroit où nous nous trouvons actuellement. Et puis ils sont plus jolis aussi.

Donc voilà, nous avons gagné des ailes, et elles ne sont pas prêtes de se replier. D'autres migrations inter ou extra-métropolitaines sont prévues.

Bonne rentrée à tous ceux de Mayotte, même si elle est déjà passée, bonnes pêches, bonnes plongées, bonnes randos, bonnes découvertes, et bon travail évidemment aussi.

oiseau de feu

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 07:56

... et le nouveau futur marché de Tsararano, sur la commune de Dembéni.

 

Internet est revenu, bon ce n'est pas encore le paradis, ça rame plus qu'avant, mais on fait avec. Merci pour les commentaires et les messages qui ont suivi le vrai-faux dernier article.

Celui-ci est vraiment le dernier article in-situ, made in maoré, essentiellement sur la commune de Dembéni. J'avais promis des photos sur le futur lycée de Tsararano qui doit ouvrir à la rentrée, les voici !lycée tsararano 1

 

 Il reste encore pas mal de boulot, mais les travaux avancent relativement vite.

lycée tsararano 2

 

 Une autre structure qui pointe peu à peu son nez, c'est le marché couvert de Tsararano.

le marché de tsararano

 

 Il y a même un cabinet médical à Tsararano, juste à côté de la nouvelle pharmacie, qui va ouvrir ses portes le 11 juillet, le bonheur. Oui, c'est la maison mauve. Avec la pharmacie vert-pomme, on ne peut pas les louper.

cabinet médical tsararano

 

A noter aussi, l'ouverture d'un magasin de tee-shirt et autres, juste à côté du resto de Phil et Pat.

On n'aura bientôt plus aucune raison d'aller sur Mamoudzou. Dembéni est une commune qui s'agrandit et qui se modernise... Juste quand nous mettons les voiles.

vue lotissement iloni

 

 Encore merci à tous ceux qui vont faire vivre ce blog aux moyens d'articles et/ou de photos du Lundi, et qui nous tiendrons informés de l'évolution de Mayotte. Je n'ai en fait pas envie que ce blog s'arrête, pas tout de suite. Nous avons pris beaucoup de plaisir à le faire et à le partager, et vos commentaires ne nous ont que plus motivés.

Voilà, nous décollons dimanche, mais ce n'est pas fini. Mayotte est en nous, avec ses travers et ses petits bonheurs quotidiens.

Une histoire comme celle-là ne peut pas se terminer. 

 

Nous avons très peu parlé de notre travail d'enseignants ici. Ce fut un réel bonheur, un vrai plaisir d'être avec des élèves curieux, intelligents, matures, et fins. Les conditions d'enseignement peuvent parfois se révéler difficiles, mais les relations avec les élèves les effacent très vite.

Je pense là aux élèves de 3ième 7 du collège de Doujani (qui ont tous eu leur brevet avec mention, à part 2) qui m'ont fait passer une année formidable, et qui m'ont réconcilié avec le métier d'enseignant. Dans ces moments là, malheureusement de plus en plus rares, c'est le plus beau métier du monde.

Merci à Naidat, Zoulfati, Zouraida, Raissa, Luqman, Francis, Ifrida, Anliati, Nadhoilati, Tsarah, Damir, Kamal, Nabil, Nassur, Chamilat, Néema, Hilda, Rachma, Nourdati, Hachmia, Rehema, Steven, Sayhida, El-bakr, et Angel.

 

Nous décollons dimanche, mais une grosse partie de nos coeurs restera ici.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 12:07

... Orange.

 

Depuis quelques jours déjà, Internet orange ne fonctionne plus sur Mayotte. Ce dysfonctionnement serait dû à une panne de l'antenne satellite sur Petite-Terre. Tous les abonnés au bas débit, et donc tous les abonnés à orange, ne peuvent plus surfer joyeusement sur le net.

Seuls ceux qui ont opté pour le haut débit avec entre autre STOI connaissent encore les joies du web mahorais. Mais pour l'ensemble de la population, c'est zéro connexion, zéro bande passante.

D'après France Télécom, la réparation risque de prendre du temps. Alors on va patienter, et attendre. J'écris ce dernier article mahorais dans cyber-café près de Mamoudzou.

 Pour le blog, c'est le stand-by, je pense qu'on le reprendra en métropole pour mettre les dernières photos et les derniers articles que nous n'avons pas pu écrire.

Ceci dit, j'ai programmé des Photos du Lundi jusqu'en août, histoire que le site vivote tranquillement, et que votre sevrage se fasse en douceur :)

Quant à nous, notre départ approche, alors on en profite pour en profiter encore plus ! Nous ne sommes ni tristes ni heureux de partir. Nous avons passé quatre années vraiment géniales, avec des rencontres humaines (et animales) formidables, des voyages extraodinaires, des coups de gueule parfois, aussi, et un sentiment de liberté que nous avions oublié en métropole. Bref, le blog est là pour raconter et se souvenir.

Aux lecteurs mahorais ou mahorisés, on espère que vous nous tiendrez au courant de l'évolution de Mayotte et que vous continuerez à envoyer des Photos du Lundi.

Aux autres lecteurs, merci pour votre fidélité et vos commentaires.

 

 

Bonne lecture et l'on se revoit en métropole avec le haut débit !

Kwahéri.

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 05:00

... Sada-Chiconi contre le RCM.

 

Ce samedi avaient lieu les 1/2  finales du championnat de rugby de Mayotte. A Tsoundzou, l'équipe "Entente Sada-Chiconi"

sadachiconi avant match

 

rencontrait l'équipe de Mamoudzou, le RCM; et à Pamandzi, l'équipe de Bouéni s'opposait à celle de Petite-Terre, Le RCPT.

Le temps était à l'orage, et le stade de Tsoundzou ressemblait plus à un marécage qu'à un terrain de rugby.

le match

 

La supériorité du RCM s'est imposée, mais l'équipe de Sada-Chiconi a su bien résister et s'est montrée vaillante.

Le résultat reste sans appel, 34-0, six essais marqués pour le RCM. On n'a pas à rougir, on s'est bien défendu, l'équipe du RCM était mieux entraînée et mieux préparée que nous. Quoiqu'il en soit, on s'est fait plaisir, et la défaite n'avait rien d'amère.

après match-copie-1

 

Encore une fois, la finale du championnat de rugby de Mayotte opposera le RCM au RCPT, Mamoudzou contre Petite-Terre. Les paris sont ouverts !

Quant à nous, on se battra aussi samedi prochain contre l'équipe de Bouéni, pour la 3ième place.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 11:14

...et contemplez les bulles qui montent, qui montent.

 

A l'heure où gronde le tonnerre et où crépite la pluie sur les tôles ondulées, Mayotte reste relativement calme. La pulpe reste au fond, tranquille, et les bulles se font bien timides.

orangina mayotte

 

Ça sent la fin d'année scolaire, la fin de la saison des pluies, et l'on attend la venue des alizés pour mettre un brin de folie dans tout cela, un brin de colorant.

J'aime bien cette étiquette d'Orangina pour son originalité. Il paraît que l'on ne la verra plus collée sur les bouteilles en plastique. Il n'y aura que des canettes, comme pour contredire la Photo du Lundi.

Il paraît aussi que la célébration du département prévue le mardi 26 avril n'aura pas lieu, exit le feu d'artifice.

Il paraîtrait enfin, que Frédéric Mitterand viendrait faire un tour sur l'île, histoire de voir, quand-même, ce nouveau département.

Voilà pour les dernières nouvelles qui ressemblent plus à des rumeurs qu' à de réelles informations.

Ainsi va la vie.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 14:58

... un jeune conte de Mayotte, écrit par de jeunes conteurs.

 

Chémélétra sème la terreur sur l’île de Mayotte. Mais Ignacio, le dernier homme, ne compte pas se laisser faire. Il devra faire preuve d’un grand courage…

 

On vous propose un début de week-end littéraire avec cette courte histoire, car c'est aussi ça Mayotte.

 
   

celle qui mangeait les coeur des hommes

 

 

 

             Il était une fois, un jeune pêcheur qui s’appelait Ignacio et qui vivait au bord du lac Dziani en Petite-Terre sur l’île de Mayotte. Il habitait avec sa grand-mère Coco Marie, une vieille veuve toute fripée et minuscule, qui soignait les gens du village. Tous les matins, Ignacio partait à la pêche avec sa pirogue en bois, très loin, après la barrière de corail. Ignacio était l’un des derniers hommes de Mayotte car Chémélétra, une djinn  cruelle qui venait de Madagascar, les avait tous dévorés les uns après les autres. Personne ne pouvait rien y faire parce qu’elle était toujours accompagnée d’une bête monstrueuse, inconnue sur l’île, une bête immense avec des milliers de pattes et deux crocs vénéneux. C’est de cette bête, que les Mahorais appelèrent « scolopendre », que venaient les pouvoirs de la djinn.

 

Un jour, Chémélétra attaqua le village du jeune pêcheur, mais elle le trouva vide du dernier homme, seules les femmes vinrent à sa rencontre. Un héron blanc avait prévenu Coco-Marie que son petit-fils était le dernier des hommes de Mayotte et qu’il fallait qu’il se cache. Les femmes essayèrent de convaincre Chémélétra  qu’il n’y avait plus d’homme sur l’île. Elles choisirent Coco Marie pour affronter la colère de la djiin :


« - Chémélétra ! dit coco Marie  qu’est- ce que vous faites là ? Tous les hommes sont morts, vous les avez mangés. Allez-vous-en et laissez-nous pleurer sur  notre triste sort. 

-       Tais-toi, vieille peau ! Je sens qu’il reste un homme dans ce village, et je sais que c’est ton petit-fils. Dis-moi où il est, ou je détruis ton village.

-       Tu n’as qu’à le chercher toi-même !"

 

   A ces mots, Chémélétra lança sa scolopendre géante à la recherche d’Ignacio. Celle-ci fouilla partout, renversa les récoltes, détruisit les cases, et effraya les enfants. Ignacio, caché sur le toit d’une maison, vit le monstre se rapprocher. Il mit ses tongues magiques, celles qui lui donnaient le pouvoir de courir plus vite que le vent, et se réfugia dans le grand poulailler du village. La bête le vit et se précipita sur lui, mais Ignacio fila encore à toute vitesse. Il parcourut une dizaine de kilomètres avant de s’arrêter et de réfléchir. « Je ne suis pas un lâche, se dit-il à lui-même, je dois affronter Chémélétra et faire honneur à mon village. Grâce à mes savates magiques, elle ne m’attrapera jamais. »

Ignacio retourna donc dans le poulailler avec un plan pour tuer la scolopendre. Il pensait qu’un coup de tongue magique bien placé aurait raison de la bête.

 
   

 

 

Quand il arriva devant les grilles, il assista à un spectacle inattendu qui le réjouit. Toutes les poules, excitées à la vue de ce gros festin qui s’offrait à elles, s’étaient jetées sur la scolopendre et avaient commencé à la picorer. Elle avait bien essayé de se débattre, avait mordu quelques poules, mais elle fut découpée en trois gros morceaux, et dévorée vivante en quelques minutes. Une poule engloutissait le dernier morceau encore gigotant.

Ignacio décida de ramener cette poule à Chémélétra. Il la captura facilement, car elle avait du mal à courir avec tout ce surpoids, puis rejoignit sa grand-mère et la djinn sur la plage. Elles se battaient, se tiraient les cheveux, se roulaient par terre, s’insultaient, mais à la vue d’Ignacio, toutes deux s’arrêtèrent comme hypnotisées. Seule Chémélétra partit d’un rire glacial et regarda le jeune homme avec gourmandise.

Coco Marie cria à son petit-fils de partir aussi vite et aussi loin qu’il le pouvait, mais Ignacio la rassura d’un sourire et interpella la djinn.


«    -    Chémélétra ! Tu n’as plus de pouvoir. Ta sale bête est morte.

-       Tu mens ! Ma scolopendre est invincible, aucun homme ne peut la tuer.

-       Aucun homme peut-être, mais une poule ? »


Ignacio lança la poule vers Chémélétra, celle-ci roula jusqu’à elle.

Chémélétra lui donna un violent coup de pied, et elle alla s’écraser sur le tronc d’un cocotier. La poule explosa, libérant de petits morceaux de scolopendre non digérés. La djinn comprit que ses pouvoirs n’existaient plus, et commença à s’inquiéter sur son sort. Elle essaya de s’enfuir, mais Ignacio, plus rapide qu’elle, lui fit un croche-patte et elle tomba violemment par terre. Ignacio s’avança vers Chémélétra, un chombo à la main, prêt à la tuer.

Coco-Marie lui barra le passage.


«    -     Arrête, ne la tue pas, elle n’est plus possédée maintenant et on ne risque plus rien.

-       Elle mérite de mourir, répondit Ignacio, c’est une djinn cruelle, il faut la tuer avant qu’elle retrouve ses pouvoirs.

-       Non, répondit Coco Marie en faisant un clin d’œil à son petit-fils, laissons lui une chance. »

Coco Marie s’approch a de Chémélétra et l’aida à se relever.

«    -    Chémélétra, si on te laisse la vie sauve et si tu récupères tes pouvoirs, quitteras-tu Mayotte pour toujours ?

-       Oui, répondit-elle, je disparaîtrai et vous laisserai en paix.

-       Bien, si tu veux récupérer tes pouvoirs avant de partir, il faut que tu manges toutes les poules qui ont dévoré ta scolopendre. »

 

A ces mots, Chémélétra bouscula Coco Marie, et se précipita sur la poule explosée près du cocotier. Elle la dévora rapidement avec les plumes et les pattes, puis elle fonça sur le poulailler où un millier de poules dormaient.

Chémélétra engloutit les volatiles une à une. Le soir venu, il en restait une bonne dizaine, mais Chémélétra était à bout de force. Son teint virait au verdâtre, et son ventre faisait des bruits bizarres.

Coco Marie l’avertit : « Tu ferais mieux d’arrêter de manger comme une folle, tu risques d’éclater. »

Mais la djinn n’écoutait pas, elle attrapa une autre poule et la goba d’un trait. Les poules avalées toutes crues firent ce qu’elles font le mieux, elles picorèrent et picorèrent l’estomac de Chémélétra. Celle-ci gigotait dans tous les sens, mais tout en hurlant qu’elle se vengerait quand elle aurait retrouvée ses pouvoirs,  elle se gava encore d’une poule. Ce fut la poule de trop !

Le ventre de la djin explosa en mille morceaux « BOUM » qui furent projetés au fond du lac Dziani.

De Chémélétra, il ne restait rien, et une pluie de plumes tomba sur la plage.

Ignacio et les autres femmes du village passèrent la nuit à célébrer la disparition de Chémélétra. Elles firent la fête et se racontèrent des histoires du temps où il y avait encore des hommes sur Mayotte.

Au petit matin, quand elles se réveillèrent sur la plage, elles virent que le lac bouillonnait. De grosses bulles de fumée venaient s’éclater à la surface.

Et un à un, traversant la brume, les hommes de Mayotte sortirent du lac et regagnèrent leurs foyers. On fit la fête pendant toute une année sur Hippocampe.

Mais en même temps que les hommes, des petites scolopendres étaient aussi sorties du lac. Et leurs morsures douloureuses rappellent à chacun qu’il faut toujours se méfier quand on fait la sieste sous un bananier.

C’est pour cela qu’il y a autant de scolopendres à Mayotte, et autant de poules !


scolo

 

 
   

 

 

 

 

 

 

                                                                  FIN

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 16:04

... la toute petite île.

 

Ce sont les vacances à Mayotte, moins de monde sur les routes, moins de bouchons, mais un internet toujours aussi lent, quand on arrive à se connecter. Exploit qui est de plus en plus difficile à réitérer.

Alors voilà, Mayotte tourne au ralenti. Il pleut chaque jour un petit peu, histoire de remonter les niveaux d'eau des retenues collinaires, les journaux n'ont pas grand chose d'intéressant à raconter. On se repose en avalant des vitamines pour palier à la chaleur, et l'on regarde par la fenêtre

La fenêtre sur Mayotte

 

les nuages qui s'annoncent, les camions de la PAF infatigables qui sillonnent l'île, le lagon qui rougit parfois de honte, souvent de satisfaction, les feux des brûlis, le vol des roussettes et des hérons blancs, les pirogues qui partent ou qui reviennent de la pêche, les gamins qui jouent avec leur "pistolet bambou", la marche des zébus, et le calme des baobabs.

Passés les premiers voiles, on s'enfonce dans la contemplation d'une île que l'on aimerait idéale. Une île magnifique, à taille humaine, où le sourire est bien là, en brousse, à qui sait l'attraper, loin des rumeurs et des rancoeurs de la capitale Mamoudzou. Un petit bout de France qui resterait tranquille sous ses cocotiers, loin de toute agitation. Une île simple, une utop'île sans doute.

Mayotte me fait penser à ce livre de Sir Terry Pratchett (l'un des plus grands auteurs britanniques), "Nation". En le lisant, j'y ai retrouvé certaines similitudes, certains sentiments, certains souvenirs, certaines appréhensions.

Une histoire à une autre époque, dans un autre lieu, mais qui sait ce que réserve l'avenir ?

 

Nation

 

Et si Mayotte était une Nation ?

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 14:22

... C'est la pluie !

 

Depuis quelques jours déjà, c'est déluge sur déluge. La saison des pluies a enfin commencé ! Je dis "enfin", car l'île était réellement sèche, et l'on a frôlé les restrictions en eau.

Averses et tonnerre deviennent presque notre quotidien, et il faut composer avec pour ne pas être perpétuellement trempé jusqu'aux os.

Ces "déluges" restent très impressionnants par la violence des précipitations.Doujani averse

 

Les rivières se transforment rapidement en torrent de boue, charriant tout et n'importe quoi dans le lagon : pneus, bois, sacs poubelles, canettes, carcasses de 2 roues, ...

Rivière derrière chez antoine

 

Alors voilà, il pleut, et c'est tant mieux.


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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 15:35

... à qui profite le crime ?

 

Une campagne publicitaire à Mayotte sur le thème des produits locaux et de leur consommation. 

Le message est sympa, le fond reste hypocrite, et fait sourire certains.

Produit, élévé, cultivé, pêché à Mayotte ! C'est l'île du bonheur !

cultivé à mayotte

 

  Ces photos respirent la joie de vivre et la fraîcheur. Et c'est vrai qu'elles sont plutôt bien faites et "sympathiques".

élevé à amyotte

 

Elles donnent envie d'acheter et de consommer local.

produit à mayotte

 

Mais pas de polémique dans cet article. Si j'ai choisi de mettre ces affiches, c'est juste parce que je les trouve réellement intéressantes et plaisantes à regarder. Elles renferment quelques choses de touchant, et de vrai (même si vous ne croiserez jamais un gars tenant un gros panier de fruits et légumes, et s'avançant vers vous en souriant).

Pour nous, Mayotte ressemble aussi à ça.

A cette série, il manque celle du pêcheur, déjà publiée en Photo du Lundi, ici.


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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 14:47

... même pas mal ! (enfin presque)

 

Le championnat de rugby de Mayotte a commencé depuis 3 semaines déjà. J'ai loupé le premier match pour cause de vacances surbookées sur une autre île rouge, donc je me devais d'être là pour le second.

A l'affiche, notre équipe Entente Sada-Chiconi (en bleu et noir) rencontrait celle de M'Tsangamouji (en vert), ce samedi même sur notre terrain.équipe avant match

 

Par choix tactique de l'entraîneur, j'ai regardé mes collègues marquer des essais les uns après les autres lors de la première mi-temps. Je n'ai même pas pu couper les citrons, il n'y en avait pas, ce n'est pas la saison.
Ce fut très instructif, mais l'envie me démangeait de rentrer sur le terrain.sur la touche

 

Voeu qui se réalisa justement à la seconde période. Et là, j'ai couru comme un chien fou après un ballon que j'ai rarement touché, j'ai pris quelques pets (mais rien de bien méchant), j'ai beaucoup transpiré, c'est dingue ce que l'on peut transpiré, mais surtout, je me suis éclaté comme un gamin. Un vrai régal que de participer à ce match de rugby pour un débutant comme moi.

J'aime ça et j'en redemande, même si mes muscles manifestent eux aussi pour la retraite (anticipée), et même si mon coeur menace de partir en hibernation à la moindre accélération. " Je garrofe mais c'est pour la rime, je le jure sur la tête de Sim..."

placement

 

La fin du match a sonné notre première victoire de la saison, sans trop de casse. J'ai joué une mi-temps, 40 minutes, et à l'heure où j'écris ces quelques lignes, je n'ai toujours pas récupéré. Ne cherchez pas, là il n'y a pas de rime, tout cela pour dire que ce fut intense et exaltant... En tout cas pour moi, même si je vais mettre trois jours à m'en remettre.

Quelle claque !

Je comprends mieux maintenant Juju qui revenait de ces matchs de rugby avec un sourire jusqu'aux oreilles, ou encore Eric qui s'enflamme encore quand il en parle, et j'envie Iloé de connaître cette chouette sensation à son âge.

après match

 

Mais revenons au match et à son dé-briefing. Il y avait, dans les gradins, des experts spécialement venus d'Iloni, qui ont analysé mon jeu pendant la rencontre. Et là, le sentiment de planer sur un petit nuage rose se casse vite la figure sur une terre ferme et encore plus rouge que dans mon souvenir.

les experts

 

Les juges et les experts sont sans pitié, surtout ceux en short avec les orteils à l'air (sur la photo il manque Sév, mais elle faisait aussi partie du lot. Je sais c'est pas bô, je balance, mais il faut bien dire ce qui est, c'était la chef de file).

En résumé c'était bien, mais il faut juste que je travaille :

- mon placement,

- ma prise de ballon,

- mes passes,

- mes coups de pieds !

En somme rien quoi ! Une broutille. Qui a dit "public mon amour " ?

Heureusement que mon coach de métropole n'était pas là, et comme il vient en mai, j'aurai le temps de peaufiner tout cela.

 

Bon je vous laisse, mon nuage rose stationne au-dessus du lagon, je vais larguer les amarres... au moins jusqu'à demain.

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 12:58

... jusqu'à Brasilia.

 

La canette Hipo a traversé l'océan Indien et l'océan Atlantique, direction la capitale du Brésil : Brasilia, pour rejoindre ses copines dans une des plus grandes collections au monde de canettes de bières.

Merci donc à André pour cette photo impressionnante qui ne ne reflète qu'une partie de sa collection.

Alors ! Où se trouve notre bonne vieille canette de Mayotte ?

hipo 1

 

On parle de canette car effectivement, depuis peu, la bière Hipo ne se vend plus dans sa bouteille plastique d'origine. Cet emballage ne permettait pas une bonne conservation et altérait le goût.

bobby hipo

 

Donc exit la bouteille plastoc (qui est devenue un collector), et vive la pression et l'aluminium !

 

P.S: Nous n'envoyons pas de canettes vides, donc inutile de le demander :)

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 15:49

... Pour Dame Tartine et Josie.

 

Si vous cherchez un petit resto sympa, avec une bonne ambiance et des bons petits plats, alors arrêtez-vous au "Phil à la Pat", juste avant le village d'Iloni et le collège de Dembéni, vous ne le regretterez pas.

Philippe et Patricia proposent un large choix de restauration, allant du boeuf bourguignon aux crêpes salées ou sucrées, en passant par de bonnes petites salades composées.

L'accueil y est plus que chaleureux.

philippe et patricia davnt le resto

 

Évidemment, on peut aussi juste s'y arrêter boire un café en terrasse, comme Nans qui est d'ailleurs devenu Le testeur officiel des fondants au chocolat de Patricia. Il y en a, quand même, qui ne sont pas à plaindre et qui savent se placer !

Sur la terrasse

 

D'ailleurs, en ce qui concerne les desserts, voici la carte des glaces. Vu que la saison chaude arrive à grands pas, ça ne peut pas faire de mal.

carte des dessetrs

Il manque évidemment les tartes et autres joyeuseries. J'avoue avoir un petit faible pour le Tiramusu. Sev, quant à elle, supporte très bien le flan au caramel.

Bref, vous l'aurez compris, "Le Phil à la Pat" est un endroit convivial où l'on se sent bien,  presque en famille.

Un resto à découvrir ! Si vous passez dans le coin, en rentrant de la plage, d'une rando, ou du marché de Dembéni, n'hésitez pas à vous y arrêter.

C'est toujours dommage de passer à côté des choses simples et sympas. Après, ce n'est qu'un avis personnel...

avec nans

 

Message pas du tout subliminal pour Marcel : c'est lui notre prochain resto ! Bon d'accord c'est loin de Cavani, mais il faut parfois s'enfoncer dans la brousse pour dégoter les perles rares, et puis les voyages forment la jeunesse !

Vous aussi, Josie, vous n'y couperez pas.

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