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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 04:00

... Mayotte, Antoine.

 

P1060877

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publié par Sev et François - dans La Photo du Lundi
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bob 25/02/2011 12:06



A lire (http://umbeli.blogs.courrierinternational.com/)


25.02.2011


Mayotte – Une manifestation pour un ''rappel à la loi''





Une manifestation sous haute surveillance


Tout comme ces opérations de police où l'on pratique le ''rappel à la loi'', les 400
manifestants qui ont parcouru les rues de Mamoudzou hier, se sont arrêtés devant chaque administration concernée, conseil général, préfecture, vice-rectorat, commissariat de police, centre
hospitalier, pour énoncer les lois en vigueur dans les différents domaines, notamment le droit applicable aux étrangers, qui ne sont pas toujours respectées à Mayotte.




 



Ils sont entre 300 et 400 personnes, selon le moment de la manifestation, à scander des slogans hostiles aux pratiques
illégales constatées à Mayotte en matière d'expulsions d'étrangers en situation irrégulière, de scolarisation ou de prise en charge médicale des enfants de parents étrangers.


 


Il faut d'ailleurs être motivé pour participer à cette manifestation puisque les routes étaient bloquées par les forces de
l'ordre dès l'entrée de la ville. Les participants devaient donc marcher entre un et deux kilomètres pour rejoindre le point de rassemblement et refaire le chemin en sens inverse au retour, une
pratique inhabituelle. Les gardes mobiles chargés de surveiller la manifestation sont, eux, arrivés dans des véhicules de la PAF. « Pas très sport! » commentera en souriant le représentant de
la Cimade, sous-entendant que les personnes sans papiers ne prendraient pas le risque de se jeter dans la gueule du loup en participant à la manifestation.


 


Le concept du mouvement était donc simple : se présenter devant chaque administration concernée et rappeler la législation
applicable à Mayotte par chaque service. Ainsi, devant le vice-rectorat, un orateur a lu la règlementation en terme d'accueil des enfants dans les écoles, obligatoire, insistant sur le fait
qu'un enfant ne peut pas être considéré comme étranger, comme le veut la législation internationale, ratifiée par la France.


 


Pour démontrer le bien-fondé de leur mouvement, les personnes qui se sont succédées au mégaphone ont lu des témoignages que
les associations organisatrices ont pu recueillir auprès de personnes ayant eu à subir de telles pratiques.


 


Alors que les manifestants scandaient « nous sommes tous des enfants d'immigrés », un homme s'avance et commente : « qu'est-ce
que ça veut dire, Mahorais de souche? Nous sommes tous mélangés! anjouanais, grand comorien, bantou et même français! ». Par français, il entend français de métropole.


 





 


« Construisons des ponts, pas des murs »


 
 

 


Ne manquant pas d'humour, les manifestants font également une halte devant le commissariat de police pour rafraîchir la
mémoire des policiers présents. Thibault, de la Cimade, s'est particulièrement arrêté sur l'article 15 qui autorise un policier à refuser d'exécuter un ordre si celui-ci va au-delà de ce que la
législation permet. « La France est un des rares pays à donner cette possibilité ». Ce règlement interdit par exemple, entre autres méthodes pratiquées à Mayotte, de pénétrer chez les gens
avant six heures du matin. Il semblerait que ce soit une pratique devenue courante depuis que les ''clandestins'' s'éparpillent dans la nature en fin de nuit. Difficile dans ces conditions de
respecter les quottas imposés par le ministère de l'intérieur.


 



Un passage devant le centre hospitalier permet de rappeler qu'en matière de soins, les enfants ont également des droits. «
Il est scandaleux et contraire à la loi de demander que des enfants payent pour se faire observer par un médecin », s'insurge la membre du collectif qui se consacre plus particulièrement à ce
domaine. Depuis l'instauration de la Sécurité Sociale à Mayotte en 2005, les parents qui ne peuvent présenter une attestation de l'organisme de santé (qu'ils n'obtiennent que s'ils sont en règle
au niveau des papiers), doivent s'acquitter d'une somme forfaitaire de 10 euros pour que leur enfant soit examiné dans un dispensaire.

 


Arrivés devant la porte du service de l'immigration de la préfecture, ce sont les conditions d'accueil qui sont vivement
critiquées, du manque de personnel pour accueillir les demandeurs à la façon peu respectueuse avec laquelle ils sont reçus, des délai de traitement des dossiers et, plus généralement, des
tracasseries destinées à freiner les procédures. C'est à cet endroit que les organisateurs ont demand&




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