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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 19:19

... un arbre surprenant et rare !

 

Lors d'une petite rando au départ de Moutsamoudou, sous une pluie battante et un ciel blanc,  

Moutsamoudou

 

  Nous sommes tombés nez à nez, ou plutôt goutte à goutte, avec un baobab des plus étonnants : le baobab-baignoire, et quelle baignoire (Photo floue expressément artistique !) !

baobab baignoire 1

 

Grand luxe avec toutes les options, et porte-savons intégré je vous prie. Vu que j'étais déjà mouillé suite aux dix mille averses rencontrées sur notre route, je n'ai pas hésité à me jeter à l'eau pour la photo.

baobab baignoire 2

 

La nature fait quand-même bien les choses, mais j'attends les grosses chaleurs et un soleil de plomb, pour tester, avec plus de plaisir, ce baobab-baignoire. Et là, je n'oublierai ni le savon, ni le cigare ( et oui j'ai des références, et le générique de "L'homme qui tombe à pic " en est une.) !

Et pour ceux qui désirent s'y rendre, suivez les petites tortues jaunes, vers Saziley, vous ne pourrez pas le rater.

En attendant, gardez le sourire.

Baobab Baignoire 3

 

Si, si ! J'insiste !

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publié par Sev et François - dans Rando à Mayotte
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 06:43

... en saison des pluies.

 

On est retourné à la cascade, histoire de voir si avec toute cette pluie, son débit avait augmenté.

Le sentier était bien boueux, mais la cascade, elle, était presque inchangée. Il y avait légèrement plus d'eau dans les vasques, sans plus, pas de quoi s'essayer au canyoning.

cascade iloni 2

 

Mais bon, le site reste toujours aussi magnifique, et en remontant un peu la rivière, on fait de belles rencontres végétalogéologiques, comme cet arbre-pierre,

arbre roche

 

ou ces orgues basaltiques moussus, véritables gradins,

orgues

 

ou escaliers de pierre, bordants des vasques plus belles les unes que les autres,

orguees 2

 

et naturellement pavées sous une eau heureusement claire. Certains auraient même aperçu des camarons !

pavage

 

Bonne baignade !

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 05:39

... en ballade.

 

Préservant mon quadriceps gauche pour la course de pneu de samedi, j'ai honteusement séché la rando de dimanche, laissant Sev y aller seule avec des amis, Sam et Pierre.sur le chemin

 

Ils sont partis du côté d'Ongoujou, en passant par le Mont Combani et Chiconi (je ne suis pas sûr d'avoir le tiercé dans l'ordre).

A la pause-déjeuner, pendant que Sev étendait ses affaires au soleil, histoire de repartir au sec,

sur la corde à linge

 

Pierre guettait le repas du midi,

guêpier malgache

 

et Sam peaufinait son bronzage sur une feuille de bananier. Il paraît que c'est une technique infaillible si l'on veut avoir le teint ... vert.

margouillat

 

Bref, nos sportifs du dimanche se sont régalés et ont bien marché,

Sev Pierre Sam

 

même si le retour s'est fait à l'arrière d'un camion, histoire peut-être de mieux apprécier le paysage...

retour en camion


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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 05:00
... diplômé de Mayotte.

Si vous voulez découvrir Mayotte comme elle est réellement (tous les blogs sont intéressants mais donnent une vision très personnelle de l'île), le meilleur moyen est encore de venir sur place. Pour ceux qui le peuvent évidemment, et vu le prix des billets, on comprend.
Là, une fois le souci de l'hébergement réglé, contactez Monsieur Zaïdou AHMED, le premier guide officiel et diplômé de Mayotte, et partez, comme il le dit si bien, "en immersion dans l'authentique Mayotte".
atova tourisme
Zaïdou est un jeune chef d'entreprise motivé et très très sérieux, un guide touristique régional qui aime passionnément son île et qui en connaît les moindres détails. Plus spécialisé dans le domaine terrestre que marin, il vous fera découvrir Mayotte, loin des parcours touristiques aseptisés.
Basé à Tsingoni, il peut s'adapter à vos demandes, et propose un large panel
d'activités ou de circuits de randonnées.
Rencontré lors d'une intervention en classe de 3ième option ODP 3 (Découverte Professionnel 3 heures), Zaïdou Ahmed m'a impressionné par son discours très réaliste sur Mayotte qu'il a adressé aux élèves, par sa motivation, et par son implication incontestable dans le développement écotouristique de l'île aux parfums.
Voici donc l'adresse de son site, sur lequel vous aurez de plus amples informations : http://atova.fr (adresse ajoutée dans l'encart "D'autres infos ici !")
Pour ceux qui sont déjà sur place, n'hésitez pas ! Peut-être vous apportera-t-il une autre vision de Mayotte ? Ou, comme il a fait pour moi, des éclaircissements à certaines incompréhensions.
Tout savoir est bon à prendre.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 20:42
... un écrin perdu dans la brousse.

Allez c'est parti, suivez le guide ! Je vous emmène voir une belle cascade du côté d'Iloni.


Bon, en fait, ce n'est pas moi qui vous emmène, on va plutôt suivre Jacques qui sait exactement où elle se trouve.
Oui, parce que nous, cette cascade, on la cherche depuis des mois, en tournant autour, en demandant poliment à de gentils cultivateurs, en suivant les indications de notre baguette de sourcier, ... On revient toujours bredouille, et presque sec.
Point de baignade rafraîchissante dans la vasque somptueusement décrite, point de saut de l'ange du rocher le plus haut. Point de tout cela, rien que des ronces et des zébus.
On emprunte donc un sentier parmi tant d'autres, bordé de kapok, qui s'enfonce dans la brousse,

avant d'atteindre, un peu plus haut, les fameux padzas,
                                   Oh, ben c'est tout tout sec !

d'où l'on peut apercevoir Petite-Terre.


Après 45 minutes d'une ballade tranquille, on arrive à une rivière, dans laquelle ô miracle, coule encore un mince filet l'eau. Ni une ni deux, on saute à pieds joints dans son lit, émoustillés par l'idée de ce qui nous attend en contre-bas.
Et on n'est pas déçu, la vasque est là, certes basse en cette saison particulièrement sèche, mais très prometteuse.

Sur le côté, un peu cachée, nous découvrons la cascade d'Iloni (il y en aurait en fait 2 ), qui tombe dans une autre vasque plus petite.

Bien-sûr, rien à voir avec les cascades de La Réunion. là, on ne peut pas lutter, mais quand-même ! Le lieu est magnifique, et on est encore en pleine saison sèche !
Je vous donne rendez-vous dans 2 à 3 mois, quand il aura bien plu. Cette cascade aura alors un débit impressionnant !
Mais sera t-elle accessible ?


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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 23:48
... pour une reprise des randos en douceur.

Histoire de faire faire une pause oxygène à nos cerveaux en ces temps de rentrée des classes, nous avons renoué avec la nature de Mayotte, ce week-end.
Le départ est donné à la pointe du museau de l'Hippocampe, en face de la base nautique d'Hagnoudrou, de l'autre côté de la route.


Comme son nom l'indique, c'est un sentier Padza. On va en croiser beaucoup, au milieu d'une végétation sèche, et parfois brûlée, qui attend patiemment les premières gouttes de la saison des pluies.

Cette petite rando de 3 heures est une boucle de 9 km, sans grosse difficulté, au milieu des champs de manioc, d'ambrevades, d'ananas, de bananiers.
Sous la lune naissante, on contourne un petit pic rocheux, le Boungoundranavi (qui culmine quand-même à 266 mètres !).

Il touche presque la lune !

Le Choungi nous apparaît aussi, vu d'un autre angle, ainsi que toute la beauté de cette île.

On respire, on est à Mayotte, et on ne s'en lasse pas.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 15:01
... en passant par Ongoujou.

Voici le tracé de cette rando sur la carte.
Le départ est donné au village de Kahani (n°1 à gauche au milieu),
sous les ordres et les conseils de MTM, notre Malavoune Woman.
On laisse le village de Kahani derrière nous, et on récupère la route au niveau de la maternité, on la suit jusqu'à la scierie.
Avant la scierie, on bifurque à doite sur un grand chemin, pour franchir la rivière Coconi, au niveau du gué (n°2). Là, des enfants (filles et garçons) font leur lessive.

On traverse la RN 2 (ligne rouge en zig-zag sur la carte) au niveau du jardin botanique de Coconi, et on monte vers le lotissement SIM. On passe le réservoir, on tourne à gauche pour récupérer la piste de Barakani (n°3).
Ce sentier, relativement facile, chemine à travers une zone agroforestière. On retrouve des plantations de manioc et d'ambrevades (sorte de petits haricots blancs),
des orangers, des citronniers,
des Ylang-Ylangs, des cocotiers, des bosquets de bambous, ...
Puis on longe la réserve forestière de Voundzé (n°4), et l'on suit la piste Akipa pour arriver au stade d'Ongoujou.
On traverse le village et, une fois de plus, la RN2, pour se retrouver au niveau du virage d'Ongoujou. Là des vendeurs vous proposent différents jus (citron, palme,...) et achards dans des bouteilles en plastique.

On emprunte la piste derrière le faré, direction le col d'Ongoujou (d'où l'on peut
apercevoir la baie de Dembéni et celle de Chiconi), avant de pénétrer dans la réserve forestière du massif de Béjamoudou puis dans la réserve forestière de Songoro Mbili. Le mont Combani (repérable avec son antenne) est devant nous, sur la gauche.
Au premier faré, on en profite pour faire le point sur la carte (n°5).

A partir de ce faré, on suit le GR jusqu'à une altitude de 374 mètres. On n'ira pas jusqu'au sommet du mont Combani (477 mètres), inutile.
Sur cette portion, bordée de canneliers,

il y a quelques montées assez raides, mais heureusement courtes.
Le temps clair nous a aussi permis d'apercevoir très nettement les contours de l'île d'Anjouan, elle paraissait vraiment très très proche !
Arrivé à "la pointe" de notre boucle, on laisse le GR sur notre droite, et l'on attaque la descente vers Kahani, au beau milieu des fougères, sur un petit sentier qu'il faut au mieux, sentir du bout des orteils, au pire, imaginer dans sa tête. La pente est raide, on s'accroche aux branches et on suit MTM !
Rapidement, on tombe sur des plantations d'Ylangs (n°6),
et sur un vieil alambic encore en fonctionnement (n°7). On rencontre d'ailleurs un "comptable" assis tranquillement devant un parterre de fleurs d'Ylang.
Les cueilleuses sont dans les champs. Elles apportent leurs récoltes dans des paniers de cocos tressées. Le "comptable" les pèse et note sur son cahier le rendement des quatre cueilleuses, avec la date du jour.
En face de chaque prénom, se trouve le poids des fleurs ramassées en kilo. Il faut 100 kg de fleurs pour obtenir 2 Kg d'essence !

Fin de la rando sous les yeux des makis,

on arrive sur la CCD 1, au niveau du lycée professionnel de Kahani.
On a marché à allure tranquille (le temps de prendre des photos, d'admirer les différentes vues,  ...) pendant 4H30 environ, pour une distance de  14/15 kilomètres,  n'est-ce  pas MTM ?

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 14:35
... à la maison du gouverneur.

Située sur les hauteurs de Mamoudzou ( 400 m ), la maison du gouverneur est un site historique. Construite à la fin du 19ième siècle, elle accueillait des militaires ou des colons malades, en convalescence. Ensuite, elle devint la maison du commandant de l'île, puis la maison du gouverneur, avant d'être abandonnée.
On s'attend à voir une merveille !
Départ du vice-rectorat, on monte jusqu'au journal le 97-6, et on bifurque à droite au panneau "Maison du Gouverneur". On marche le long du GR, d'abord sous la forme d'une bonne route goudronnée,

au milieu de quelques habitations de haut standing.
Sur la droite, on peut voir la zone industrielle de Kawéni, Petite-Terre,

et des padza... On poursuit sur le chemin de la convalescence où le goudron laisse la place à un mélange de terre et de gravier,
serpentant entre les bambous, les canneliers, les badamiers... c'est la réserve forestière de Majimbini (agroforêt).
De là, on peut apercevoir la maison du gouverneur, noyée dans la végétation.
Si si, regardez bien, cette tâche blanche au milieu de la photo !
Après le passage d'un pont, le chemin de la convalescence se transforme en route empierrée, très glissante en cette saison.
Plus que quelques mètres avant d'atteindre la maison, la voilà...
Vaste maison de type créole, rénovée en 2001, et depuis, laissée à l'abandon, à la végétation, et aux graffitis immondes et stupides qui couvrent ses murs,
en attente d'un projet d'utilisation.
Les varangues sont magnifiques, autant devant,

que derrière,

ou sur les côtés.
Sur la droite de la photo ci-dessus, se trouve la "salle de bain" du gouverneur, en plein air,
avec sa baignoire en pierre.

Cette maison devait être splendide avec ses dépendances, son écurie, son potager, et sa cuisine extérieure, avant d'être laissée à l'abandon.
Enfin, on peut toujours se rattraper sur le panorama. De là-haut, on a une belle vue sur Petite-Terre.
Cette balade dure environ 2 heures, à allure tranquille. On a quand-même croisé des sportifs qui faisaient l'aller-retour en courant ! Et pour les moins motivés, vous pouvez faire une bonne distance en voiture, jusqu'à la barrière, mais bon, à vous de voir.
A faire de préférence en saison sèche,  le matin, à l'inverse de nous, car attention aux coups de chaleur, Florence en était toute rouge (pas de photo, déontologie oblige).
Pour ceux qui veulent pousser plus loin, le G.R continue dans la forêt, vers Koungou.

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 14:37
... en kayak.

Mercredi après-midi, avec Cyril, on a fait les fous. On est parti de la plage de Sakouli, sur les conseils d'Antoine de " Sous le vent ", direction la mangrove d'Hajangua, en kayak, entre deux averses.                                                   Au fond, on aperçoit Petite-Terre.

A l'aller, le lagon était calme, le courant nous portait, une vraie partie de plaisir. On longe le village d'Hamouro, village de  pêcheurs,
puis la plage du phare (en fait il y en a deux), et sa mauvaise réputation,
là, Cyril récupère un peu.

Puis on passe la pointe Rassi Domonyombé et on débouche sur une deuxième baie, où se trouve un élevage de poissons et une entreprise d'aquaculture (entre Hamouro et Hajangua). On passe la pointe Gogorakandza afin d'atteindre la anse d'Hajangua et sa mangrove. On aperçoit aussi la plage d'Iloni (à droite, mais pas visible sur la photo).
Enfin, on entre dans le sanctuaire en remontant la rivière Salim Bé. Et là, c'est magique, voire "onirique" selon Cyril.
La mangrove est calme, on glisse presque sans bruit au milieu des palétuviers et des crabes rouges. Pas de photo, l'émotion sans doute, ou plus de batterie. Mais peu importe, cette mangrove et d'autres,  feront l'objet d'une série d'articles plus détaillés.
Il y a beaucoup de choses à voir et à écouter, car bien que calme et reposant, cet écosystème est très sonore : chants d'oiseaux (dont le martin-pêcheur), bruits d'eau, craquements, ...
On a l'impression d'être tous seuls, isolés du monde, et de remonter une rivière perdue. Un instant, on se sent l'âme aventurière. C'est reposant, revitalisant, et beau. On est hors du temps, magique !
Mais l'heure avance, on quitte les eaux saumâtres et bienfaitrices de ce petit paradis, pour rejoindre le lagon, son courant contraire, ses vagues, et son vent de face.
Après un retour assez sportif, on s'échoue, épuisés mais comblés, sur la plage de sakouli.
L'aller-retour en kayak aura duré 2h30. Ce n'est pas énorme, on n'est pas totalement fou non plus, mais physiquement, c'est déjà pas mal. J'ai encore mes épaules qui crient vengeance, suite à la phrase lancée innocemment, ou pas, par Cyril : "On a envoyé là quand-même, ça sent les courbatures ".
Un bon jus frais ananas-mangue-fruit de la passion nous a cependant bien requinqués.
Randonnée aquatique et kayakistique à faire sans hésiter !
A suivre ...

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 07:00
... en passant par la réserve forestière des Monts Bénara, le col d'Andilabe, et le GR de Miréréni.

Samedi dernier, nous sommes partis avec Hélène faire une rando-exploration concoctée par MTM, la Malavoune Woman ou Malavoune Bwéni de Mayotte.
Rendez-vous pris à 9H00, face à l'école primaire du village d'Ongoujou. Le temps est nuageux, lourd, mais MTM est décidée ! Nous la suivons.
On longe d'abord le stade d'Ongoujou (n°1 sur la carte à la fin de l'article),

de là, on aperçoit Mamoudzou, l'îlot Bouzi, et Petite-Terre.
On emprunte un petit sentier tranquille entre des champs cultivés de manioc, de bananiers, d'ananas d'Ylang-Ylang, (n°2 ) ...

Là, on regarde un peu la carte, car entre les cultures, les brûlis, et les arbres coupés, la piste est dure à suivre.
Finalement, et après mûre réflexion, on coupe à travers la brousse, et on se dirige vers des padzas (n° 3 ) pour rejoindre le col d'Andilabe. On rentre dans la réserve forestière des Monts Bénara.
On s'enfonce dans le forêt primaire humide, (entre n°3 et n°4 )
avec ses lianes
et ses fougères,

pour déboucher un peu plus tard, sur une clairière. (pointe entre n°3 et n°4 )
Nous avons marché 3 heures à bonne allure, la faim se fait ressentir. On casse la croûte rapidement car l'averse nous tourne autour, et semble se rapprocher.
On admire un peu la vue sur le Mont Choungi, l'îlot Caroni, et la baie d'Hagnoundrou,

et l'on reprend la route en se frayant un chemin jusqu'au GR de Miréréni, que l'on rejoint quelques minutes plus tard. (n°4 )
Ensuite, c'est l'averse, des trombes d'eau en quelques secondes. On se réfugie d'abord sous un manguier, puis après une seconde mûre réflexion, et trempés, on s'abrite sous des feuilles de bananiers, beaucoup plus efficaces.

Toujours sur le GR, on suit la côte avec une vue imprenable sur la baie de Bouéni,
avant de rejoindre le faré (n°6 ), et de subir une nouvelle averse (mais là, on est bien à l'abri ! ).
On attend que ça passe, et on entame une descente difficile vers le carrefour de Chiconi. Difficile car on patine sur de la latérite extrêmement glissante, et "faut faire gaffe ! " dixit Hélène.
On croise des zébus et des champs de cannes à sucre,

avant d'arriver ... aux 5 virages de Sada ! Normalement, on aurait dû atteindre Barakani (où était garé la seconde voiture), mais une légère erreur d'orientation nous a amenés sur la route.
Qu'à cela ne tienne, il est 17 heures, on peut encore marcher un peu. Après les 5 virages, MTM tente le stop et se jette littéralement sur une voiture, conduite par un gentil couple qui accepte de l'emmener à Barakani, toute crottée qu'elle est.
Pendant ce temps, on  s'asseoit sur une rembarde toute neuve, et l'on fait le point sous le grondement de l'orage qui s'annonce.

Cette rando a duré 8 heures, et on a crapahuté pendant 7 heures. On a croisé des tas de makis, des zébus, des moustiques assoiffés en pagaille, on a contemplé des paysages magnifiques, pour finir presque sans une goutte d'eau : un comble avec tout ce qu'il est tombé !
Bref, on conseille cette rando assez longue plutôt vers juin-juillet-août, prévoir au moins 3 litres d'eau par personne, un bon anti-moustique, une carte, un chombo, et de bonnes chaussures.
MTM revient, on file se désaltérer dans la boutique d'Ongoujou, et on va se coucher.
Demain est un autre jour.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 18:37
...  au sommet du Dziani-Bolé.

Encore une rando sympa et tranquille, mais cette fois-ci, au nord de l'île : le Dziani-Bolé (472 m d'altitude).
Le départ est donné devant l'école publique de Dzoumonyé. On peut partir de plus haut en suivant la piste en voiture jusqu'à la retenue collinaire, à condition d'avoir un bon 4X4. Notre clio n'étant plus très jeune, on a préféré jouer la carte de la sécurité.
Le début est assez facile, on suit la piste tranquillement, on passe devant un grand hôpital en construction, on longe la retenue collinaire, laissant derrière nous quelques rencontres peu avenantes, nous forçant à regarder où l'on met les pieds (on ne dirait pas comme ça, mais cette scolopendre était énorme !) ;
puis après avoir traversé la rivière Mapouéra, on s'enfonce dans la forêt.
On poursuit entre les bananiers, les cocotiers, les manguiers, pour arriver à un vieil alambic d'Ylang, encore en fonctionnement.

On franchit une deuxième rivière, on passe à travers un champ d'ylang-ylang, tête baissée pour ne pas se prendre les grosses branches très basses. On a d'ailleurs du mal à voir où l'on va.
On retrouve une piste forestière, puis des padzas, avant d'arriver sur la crête que l'on va longer un bon moment.
Vue, un peu cachée par les nuages, sur le Bénara et le Choungi

Pause repas à l'ombre d'un immense manguier, et l'on repart tout droit pour l'ascension du sommet. Ca monte raide sur quelques mètres, mais la vue sur les ilôts Choizil et l'ilôt de MTsamboro doit se mériter.
Vue sur les ilôts Choizil et sur un bout de l'ilôt Mtsamboro

La fin de la boucle, donc le retour, sur le même versant débute par une descente très rapide qui met nos genoux à rude épreuve (on doit même s'accrocher aux racines par endroit). Ensuite on retrouve la forêt, les hautes herbes, et les champs livrés aux papillons. Par moment, on a vraiment l'impression d'être des minipouces vu la densité et la taille de la végétation (j'aurais pu dire aussi vu la densité et la taille de certains moustiques voraces et sanguinaires, mais je ne veux pas vous affoler, non, loin de moi cette idée !).
Cette fin de parcours est assez longue, on s'est même perdu un moment entre les différents sentiers, avant de rattraper la retenue collinaire (aidé par un bacoco souriant en pleine forme).
En comptant la pause d'une heure, cette rando dure bien 6h à 6h30 à allure tranquille, mais les paysages sont de toute beauté, et le temps assez frais et nuageux nous a bien facilité les choses !

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 14:36
... en passant par Choungi.

Histoire de prendre l'air, et de profiter un peu de la fraîcheur ambiante, nous sommes allés, avec Hélène, faire une petite rando sympa au départ de Chirongui.
Ce n'est pas une rando difficile comme le
Bénara, là, on parle juste d'une ballade de 3H30 dans la forêt.
Jazz nous dépose à la poste de Chirongui, lieu du départ, non sans avoir au préalable, et entre deux rires, bien insisté sur nos têtes de vainqueurs-qui-feraient-mieux- d'aller-se-recoucher.
On se dit qu'au pire, on s'arrêterait au village de Choungi, et on rentrerait en stop. Enfin c'est Hélène qui propose cette solution de repli.
N'écoutant ni notre conscience, ni notre corps, nous partons sur le sentier. Et là, la fatigue s'en va très vite. On traverse des champs, la réserve forestière de Choungi, des padzas...On gagne assez vite en altitude (tout est relatif), on s'arrête alors pour contempler la baie de Chirongui avec l'ilôt Caroni.


Puis on rentre dans la forêt sèche ( 1 000 à 1500 mm/an de pluviosité), on repère différents arbres, dont le natte dont les fruits ressemblent à des cerises vertes, et à des minuscules noix de coco, une fois secs (dixit Hélène);
des tamariniers, du bois noir, des manguiers, des baobabs, des cocotiers, ... On passe sous des chapiteaux de lianes, ... la jungle.
Avant de tomber sur la route qui mène à Choungi, on trouve aussi une grosse pierre avec un panneau écrit en français indiquant que l'on peut formuler un voeu en déposant au choix, sur cette autel de fortune, du lait de vache, du riz, du parfum, ou seulement une feuille. Ce don sert pour différents rituels.
A noter quand-même, que c'est le seul endroit sale que nous avons rencontré durant toute notre marche.


Arrivés au village de Choungi, on ne choisira pas le stop pour rentrer, on continue direction le village de Dapani. On emprunte le sentier du Mont Choungi, profitant de la fraîcheur des sous-bois.
On croise alors des zébus, des hameaux de quelques bangas, des moustiques, des

bananiers, des badamiers aux contreforts caractéristiques, des  caféiers (avec leurs cerises),

des haricots géants ( il faut les repérer dans tout ce feuillage) aux très belles graines couleur acajou.
Ces grandes gousses, une fois séchées et traitées, sont parfois vendues comme souvenirs.
Enfin, au détour d'un champ d'Ylang et d'un alambic, on arrive au village de Dapani, sur la route. Là c'est simple, soit on rejoint à pied la plage de Musicale où nous attend Jazz, soit on fait du stop. A savoir qu'il faut compter au bas mot deux bonnes grosses heures de marche goudronnée pour s'y rendre. Le soleil cogne fort, les filles n'en peuvent plus, ok, va pour le stop !
Et ici, le stop, ça fonctionne plutôt bien. En deux voitures, nous voilà sur la plage de Musicale.
Là, on retrouve Jazz (qui se marre encore). En récompense de notre immense courage, il nous a préparé (grand merci) un petit vulé à base de poulets, viande, et bananes. C'est d'ailleurs la première fois que l'on goûte des bananes cuites entières (avec la peau) dans le feu.


Bref, on dévore rapidement le tout, et oui la montagne ça creuse, et on finit la journée sur la plage, en attendant la nuit.
C'est quand-même beau Mayotte.

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